Dieu est avec nous dans la détresse

Et lorsque la tentation du découragement, de la résistance, de la lutte, de la tribulation, d’une nouvelle nuit de l’âme nous assaille avec violence, le psalmiste met sur nos lèvres et dans notre intelligence ces mots : Je suis avec lui dans la détresse. Ô Jésus, comparée à ta Croix, que vaut la mienne ? Comparées à tes blessures, que sont mes égratignures ? Comparée à ton Amour immense, infini et pur, qu’est-ce que cette pauvre petite peine dont tu as chargé mes épaules ? Et votre cœur, comme le mien, se remplissent d’une sainte avidité, quand nous lui avouons, par nos actes, que nous mourons d’Amour.

Alors naît une soif de Dieu, un désir de comprendre ses larmes, de voir son sourire, son visage… J’estime que la meilleure façon de l’exprimer consiste à répéter de nouveau, avec l’Écriture : Comme languit un cerf après l’eau vive, ainsi languit mon âme vers toi, mon Dieu. Et l’âme avance, plongée en Dieu, divinisée : le chrétien est devenu un voyageur assoiffé, qui ouvre la bouche pour s’abreuver aux eaux de la fontaine.

Dans cet abandon, le zèle apostolique s’enflamme, augmente chaque jour, communiquant son inquiétude aux autres, parce que le bien tend à se propager. Notre pauvre nature, si proche de Dieu, ne peut s’empêcher de brûler du désir de semer dans le monde entier la joie et la paix, de tout baigner dans les eaux rédemptrices qui jaillissent du Côté ouvert du Christ, d’entreprendre et d’achever toutes les tâches par Amour.

Je vous parlais auparavant de douleurs, de souffrances, de larmes. Et je ne me contredis pas en affirmant que, pour un disciple qui cherche amoureusement le Maître, le goût des tristesses, des peines, des afflictions, est bien différent : elles disparaissent quand on accepte vraiment la volonté de Dieu et que l’on accomplit avec plaisir ses desseins, comme des enfants fidèles, même si l’on a l’impression que les nerfs vont craquer et que le supplice est insupportable.

– St Josemaria Escriva, Amis de Dieu, #310-311

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Méditations sur l’Évangile d’aujourd’hui

Évangile selon saint Matthieu, chapitre 9, 27-31

Tandis que Jésus s’en allait, deux aveugles le suivirent, en criant : « Prends pitié de nous, fils de David ! »
Quand il fut entré dans la maison, les aveugles s’approchèrent de lui, et Jésus leur dit : « Croyez-vous que je peux faire cela ? » Ils lui répondirent : « Oui, Seigneur. »
Alors il leur toucha les yeux, en disant : « Que tout se passe pour vous selon votre foi ! »
Leurs yeux s’ouvrirent, et Jésus leur dit avec fermeté : « Attention ! Que personne ne le sache ! » Mais, une fois sortis, ils parlèrent de lui dans toute la région.

Méditation

Jésus vient de guérir une femme gravement malade, et de rendre à la vie la fille d’un des notables de la région. Et voilà, alors qu’il se rend vers la maison qui lui sert de résidence, que deux aveugles se mettent à la suivre, en lui demandant d’avoir pitié d’eux, c’est-à-dire de leur rendre la vue. Jésus les laisse le suivre jusqu’à la maison, et une fois arrivé, il leur pose une question pour qu’ils puissent lui dire qu’ils croient vraiment en lui. Après avoir écouté leur déclaration de foi, Jésus les guérit avec un simple geste, en leur touchant les yeux.

Dans un sens nous sommes nous aussi aveugles. Pas forcément à cause d’un problème avec nos yeux, mais parce que, à cause du péché originel, nous ne sommes plus toujours capables de reconnaître ce qui est bien et ce qui est mal, et même, quand nous distinguons correctement ce qui est bien et ce qui est mal, nous ne choisissons pas toujours de faire ce qui est bien. Cet aveuglement, Jésus est venu nous aider à le corriger. Par sa vie et par ses paroles il nous rend la vue. Il nous rend une juste vision de ce qui est bien et de ce qui est mal, de ce qu’il faut faire et de ce qu’il ne faut pas faire dans notre vie. Mais pour cela il faut avoir la foi. Sans la foi, comment reconnaître en Jésus celui qui est capable de faire ce miracle, de faire que des aveugles puissent voir à nouveau ?

Ensuite, Jésus leur demande de ne pas parler autour d’eux de ce qui vient de se passer. Il est vrai que ce que leur demande Jésus parait presque impossible. Comment deux hommes aveugles, qui viennent de retrouver la vue, pourraient-ils ne pas faire partager leur joie autour d’eux ? Et cependant, ils avaient une grande foi en Jésus pour leur guérison. Jésus ne leur a rien demandé pour les guérir, ne pouvaient-ils pas respecter cette seule consigne qu’il leur a donnée ? Dieu ne donne pas ses grâces sous conditions. Il donne à celui qui lui demande. Apprenons donc à lui rester fidèles, à croire en lui, dans la peine ou dans la joie, dans la tristesse ou l’enthousiasme. Dieu mérite d’avoir la première place dans notre vie. Nous ne pouvons pas nous intéresser à lui, seulement quand il nous semble que nous avons besoin de lui. En réalité, nous avons toujours besoin de lui.

Résolution

Penser à prier, à remercier le Seigneur, quand tout va bien, quand je n’ai rien à lui demander, et lui dire que je suis prêt à faire ce qu’il me demande.

Frère Jean Marie Fornerod, LC

Prière du jour

Seigneur Jésus, quels sont les endurcissements de mon cœur qui ne te permettent pas d’agir pleinement dans ma vie pour me sauver et me transformer. Quels sont ces endurcissements de mon cœur qui m’empêchent de t’aimer pleinement et d’aimer mon prochain. Ces endurcissements destructeurs sont pour toi une frustration et une tristesse comme ils le sont aussi pour moi. Aide-moi, Seigneur, à me repentir de mes péchés et à me convertir.