“Dieu est continuellement près de nous”

Il faut se convaincre que Dieu est continuellement près de nous. — Nous vivons comme si le Seigneur était loin, là-haut, où brillent les étoiles, et nous ne voyons pas qu’Il est aussi toujours à nos côtés.

Appuyez-vous sur la filiation divine. Dieu est un Père débordant de tendresse, d’un amour infini. Appelle-le “ Père souvent dans la journée et dis lui, seul à seul, dans ton cœur, que tu l’aimes, que tu l’adores, que tu ressens l’orgueil et la force d’être son fils. Cela suppose un authentique programme de vie intérieure qu’il faut canaliser sous la forme de tes relations de piété avec Dieu. Peu nombreuses, mais constantes, j’insiste, elles te permettront d’acquérir les sentiments et les façons d’être d’un bon fils.

– St Josemaria

L’espérance du chrétien

Où que nous nous trouvions, le Seigneur nous exhorte : veille ! Face à cet appel de Dieu, nous devons alimenter notre conscience en désirs de sainteté : des désirs enracinés dans l’espérance et suivis d’œuvres. Donne-moi, mon fils, ton cœur, nous inspire-t-il à l’oreille. Cesse de construire des châteaux en Espagne, décide-toi à ouvrir ton âme à Dieu, car ce n’est que dans le Seigneur que tu peux trouver un fondement réel pour ton espérance et pour pratiquer le bien à l’égard du prochain. Si nous ne luttons pas contre nous-même, si nous ne rejetons pas résolument les ennemis qui campent dans notre citadelle intérieure (qu’ils s’appellent orgueil, envie, concupiscence de la chair et des yeux, autosuffisance ou folle avidité de libertinage), s’il n’y a pas enfin de lutte intérieure, alors les idéaux les plus nobles se fanent comme fleur des champs. Le soleil brûlant s’est levé : il a desséché l’herbe et sa fleur tombe, sa belle apparence est détruite. Ensuite, dans les moindres fissures, le découragement et la tristesse pousseront, comme une plante nuisible et envahissante.

Jésus ne se satisfait pas d’une adhésion hésitante. Il prétend, il en a le droit, que nous marchions d’un pas ferme, sans concessions devant les difficultés. Il exige des pas décidés, concrets : d’ordinaire, les résolutions à caractère général servent à peu de chose. Ces résolutions aux contours vagues me semblent de fallacieux espoirs qui visent à étouffer les appels divins que le cœur perçoit : des feux follets, qui ne brûlent ni ne réchauffent et qui disparaissent aussi fugacement qu’ils ont surgi.

C’est pourquoi je serai convaincu de la sincérité de ton intention d’atteindre le but, si je te vois marcher avec détermination. Fais le bien, en révisant ton attitude habituelle devant les occupations de chaque instant. Pratique la justice, précisément dans les milieux que tu fréquentes, même si tu en es rompu de fatigue. Rends heureux ceux qui t’entourent, en les aidant sans réserve dans le travail, en t’efforçant d’achever le tien avec la plus grande perfection humaine possible, par ta compréhension, ton sourire, ton attitude chrétienne. Et le tout pour Dieu, en pensant à sa gloire, le regard tourné vers le Ciel, dans un désir ardent de la Patrie définitive, le seul but qui en vaille la peine.
– St Josemaria Escriva, Amis de Dieu, #211

Dieu est avec nous dans la détresse

Et lorsque la tentation du découragement, de la résistance, de la lutte, de la tribulation, d’une nouvelle nuit de l’âme nous assaille avec violence, le psalmiste met sur nos lèvres et dans notre intelligence ces mots : Je suis avec lui dans la détresse. Ô Jésus, comparée à ta Croix, que vaut la mienne ? Comparées à tes blessures, que sont mes égratignures ? Comparée à ton Amour immense, infini et pur, qu’est-ce que cette pauvre petite peine dont tu as chargé mes épaules ? Et votre cœur, comme le mien, se remplissent d’une sainte avidité, quand nous lui avouons, par nos actes, que nous mourons d’Amour.

Alors naît une soif de Dieu, un désir de comprendre ses larmes, de voir son sourire, son visage… J’estime que la meilleure façon de l’exprimer consiste à répéter de nouveau, avec l’Écriture : Comme languit un cerf après l’eau vive, ainsi languit mon âme vers toi, mon Dieu. Et l’âme avance, plongée en Dieu, divinisée : le chrétien est devenu un voyageur assoiffé, qui ouvre la bouche pour s’abreuver aux eaux de la fontaine.

Dans cet abandon, le zèle apostolique s’enflamme, augmente chaque jour, communiquant son inquiétude aux autres, parce que le bien tend à se propager. Notre pauvre nature, si proche de Dieu, ne peut s’empêcher de brûler du désir de semer dans le monde entier la joie et la paix, de tout baigner dans les eaux rédemptrices qui jaillissent du Côté ouvert du Christ, d’entreprendre et d’achever toutes les tâches par Amour.

Je vous parlais auparavant de douleurs, de souffrances, de larmes. Et je ne me contredis pas en affirmant que, pour un disciple qui cherche amoureusement le Maître, le goût des tristesses, des peines, des afflictions, est bien différent : elles disparaissent quand on accepte vraiment la volonté de Dieu et que l’on accomplit avec plaisir ses desseins, comme des enfants fidèles, même si l’on a l’impression que les nerfs vont craquer et que le supplice est insupportable.

– St Josemaria Escriva, Amis de Dieu, #310-311

J’ai confiance en toi. Je sais que tu es mon Père.

Pour de tout autres raisons, qu’il ne sied pas de rappeler mais que Jésus, qui nous préside depuis le tabernacle, connaît bien, mon existence m’a conduit à me sentir tout spécialement fils de Dieu ; j’ai pu goûter la joie de me blottir contre le cœur de mon Père, pour rectifier, pour me purifier, pour le servir, pour comprendre et excuser tout le monde, à partir de son amour et de mon humiliation.

Aussi voudrais-je insister maintenant sur la nécessité pour vous et pour moi de nous ressaisir, de sortir de cet engourdissement provoqué par notre faiblesse, et qui nous assoupit si facilement. Nous recommencerons alors à percevoir, de façon plus profonde et plus immédiate, la réalité de notre condition d’enfants de Dieu.

L’exemple de Jésus, le passage du Christ sur cette terre d’Orient, nous aident à nous pénétrer de cette vérité. Si nous recevons le témoignage des hommes, lisons-nous dans l’épître de Jean, le témoignage de Dieu est plus grand. Le témoignage de Dieu, en quoi consiste-t-il donc ? Saint Jean nous dit encore : Voyez quel grand amour a donné le Père pour que nous soyons appelés enfants de Dieu, car nous le sommes… Bien-aimés, dès maintenant nous sommes enfants de Dieu.

Au fil des années, j’ai tâché de m’appuyer sans défaillir sur cette réalité si encourageante. Ma prière, en toute circonstance, a toujours été la même, à quelques nuances près. Je lui ai dit : Seigneur, c’est toi qui m’as placé ici ; toi qui m’as confié ceci ou cela, et moi, j’ai confiance en toi. Je sais que tu es mon Père, et j’ai toujours observé que les tout-petits ont une confiance totale en leurs parents. Mon expérience sacerdotale m’a confirmé que cet abandon dans les mains de Dieu porte les âmes à acquérir une piété forte, profonde et sereine, qui les pousse à travailler constamment avec droiture d’intention.

– St Josemaria Escriva

 

La charité du Christ doit te pousser

« Tu as besoin de vie intérieure et de formation doctrinale. Sois exigeant avec toi-même ! Toi, qui es un homme chrétien, une femme chrétienne, tu dois être le sel de la terre et la lumière du monde, parce que tu as l’obligation de donner le bon exemple d’une sainte imprudence. La charité du Christ doit te pousser avec urgence. Et si tu te sens, si tu te sais un autre Christ depuis le moment où tu Lui as dit que tu Le suivais, tu ne vas pas te séparer de tes semblables, tes parents, tes amis, tes collègues, tout comme l’on ne peut séparer le sel de l’aliment qu’il assaisonne. Ta vie intérieure et ta formation comportent la piété et le jugement que toi posséder un enfant de Dieu, pour que sa présence active puisse relever toute chose. Prie le Seigneur pour que tu sois toujours une épice dans la vie des autres. » – St Josémaria, La Forge, 450

« Le chrétien ne peut se contenter de s’arrêter à ses problèmes personnels, car il doit vivre en rapport avec l’Église universelle, en pensant au salut de toutes les âmes.

 

Ainsi, même les affaires que nous pourrions considérer comme les plus intimes et privées, le souci de notre progrès intérieur, ne nous sont pas personnelles, car la sanctification forme un tout indissociable avec l’apostolat. Nous devons lutter dans notre vie intérieure pour développer en nous les vertus chrétiennes, en pensant au bien de toute l’Église, car nous ne pourrions pas faire le bien et faire connaître le Christ s’il n’y avait en nous un effort sincère pour incarner pratiquement dans notre vie l’enseignement de l’Évangile.

 

Si nous sommes imprégnés de cet esprit, nos prières, même lorsqu’elles commencent par des sujets et des propos en apparence personnels, finissent toujours par s’orienter vers le service des autres. Et si nous cheminons la main dans la main avec la Sainte Vierge, Elle nous fera ressentir notre fraternité avec tous les hommes, car nous sommes tous les enfants de ce Dieu dont Elle est Fille, Épouse et Mère.

 

Il faut que les problèmes des autres soient nos problèmes ; la fraternité chrétienne doit être profondément ancrée dans nos âmes, de sorte que personne ne nous soit indifférent. Marie, la Mère de Jésus, qui l’a nourri, élevé et accompagné durant sa vie sur terre, et qui maintenant se trouve à ses côtés au Ciel, nous aidera à reconnaître ce Jésus qui passe à côté de nous, et qui se présente à travers les besoin de nos frères les hommes. » – St Josémaria, Quand le Christ passe, 145

Préoccupation pour l’apostolat

Si, par ta prière, ton esprit de sacrifice et tes actes, tu ne fais pas preuve d’une préoccupation constante pour l’apostolat, voilà une preuve évidente que tu n’es pas assez heureux, et donc que ta fidélité doit s’accroître. En effet, il s’efforce de le donner aux autres, celui qui jouit du bonheur ou du bien. Lorsque tu fouleras pour de bon aux pieds ton propre moi et que tu vivra pour les autres, c’est alors que tu sera l’instrument qu’il faut entre le mains de Dieu. Il a appelé – Il appelle – ses disciples, et Il leur commande : “ut eatis!” (“allez en chercher d’autres !”) – St Josémaria, Forge, 914

 

Patience

The man who knows how to be strong will not be in a hurry to receive the reward of his virtue. He is patient. Indeed it is fortitude that teaches us to appreciate the human and divine virtue of patience. ‘“By your patience you will gain possession of your souls.” (Luke 21:19) The possession of the soul is attributed to patience, which in effect is the root and guardian of all the virtues. We secure possession of our souls through patience, for, by learning to have dominion over ourselves, we begin to possess that which we are.’ And it is this very patience that moves us to be understanding with others, for we are convinced that souls, like good wine, improve with time.

We have to be strong and patient and, therefore, calm and composed, but not with the composure of the man who buys his own tranquility at the expense of ignoring his brothers or neglecting the great task (which falls to us all) of tirelessly spreading good throughout the world. We can keep calm because there is always forgiveness and because there is a solution for everything, except death; and for the children of God, death is life. We must try to keep our peace, even if only so as to act intelligently, since the man who remains calm is able to think, to study the pros and cons, to examine judiciously the outcome of the actions he is about to undertake. He then plays his part calmly and decisively.

– St Josemaria, Friends of God, 78-79

Text of St Josemaria

Wherever we may be, Our Lord urges us to be vigilant. His plea should lead us to hope more strongly in our desires for holiness and to translate them into deeds. “Give me your heart, my son” (Prov 23:26), he seems to whisper in our ear. Stop building castles in the air. Make up your mind to open your soul to God, for only in Our Lord will you find a real basis for your hope and for doing good to others. If we don’t fight against ourselves; if we don’t rebuff once and for all the enemies lodged within our interior fortress — pride, envy, the concupiscence of the flesh and of the eyes, self‑sufficiency, and the wild craving for licentiousness; if we abandon this inner struggle, our noblest ideals will wither “like the bloom on the grass; and when the scorching sun comes up the grass withers, and the bloom falls, and all its fair show dies away”. Then, all you need is a tiny crevice and discouragement and gloom will creep in, like encroaching poisonous weeds.

Jesus is not satisfied with a wavering assent. He expects, and has a right to expect, that we advance resolutely, unyielding in the face of difficulties. He demands that we take firm, specific steps; because, as a rule, general resolutions are just fallacious illusions, created to silence the divine call which sounds within our hearts. They produce a futile flame that neither burns nor gives warmth, but dies out as suddenly as it began.

You will convince me that you sincerely want to achieve your goals when I see you go forward unwaveringly. Do good and keep reviewing your basic attitudes to the jobs that occupy you each moment. Practice the virtue of justice, right where you are, in your normal surroundings, even though you may end up exhausted. Foster happiness among those around you by cheerfully serving the people you work with and by striving to carry out your job as perfectly as you can, showing understanding, smiling, having a Christian approach to life. And do everything for God, thinking of his glory, with your sights set high and longing for the definitive homeland, because there is no other goal worthwhile.

– St Josemaria, Friends of God, 211

Go perseveringly to the Tabernacle

Go perseveringly to the Tabernacle, either bodily or in your heart, so as to feel safe and calm: but also in order to feel loved… and to love.

I copy some words which a priest wrote for those who followed him in an apostolic enterprise: “When you contemplate the Sacred Host exposed on the altar in the monstrance, think how great is the love, the tenderness of Christ. My way to understand it is by thinking of the love I have for you: if I could be far away, working, and at the same time at the side of each one of you, how gladly I would do it! But Christ really can do it! He loves us with a love that is infinitely greater than the love that all the hearts of the world could hold; and he has stayed with us so that we can join ourselves at any time to his most Sacred Humanity, and so that he can help us, console us, strengthen us, so that we may be faithful.'”

St Josemaria, The Forge

The external signs of love should come from the heart and find expression in the testimony of a christian life. If we have been renewed by receiving our Lord’s body, we should show it. Let us pray that our thoughts be sincere, full of peace, self-giving and service. Let us pray that we be true and clear in what we say — the right thing at the right time — so as to console and help and especially bring God’s light to others. Let us pray that our actions be consistent and effective and right, so that they give off “the good fragrance of Christ,” evoking his way of doing things.

St Josemaria, Christ is Passing