Dieu est avec nous dans la détresse

Et lorsque la tentation du découragement, de la résistance, de la lutte, de la tribulation, d’une nouvelle nuit de l’âme nous assaille avec violence, le psalmiste met sur nos lèvres et dans notre intelligence ces mots : Je suis avec lui dans la détresse. Ô Jésus, comparée à ta Croix, que vaut la mienne ? Comparées à tes blessures, que sont mes égratignures ? Comparée à ton Amour immense, infini et pur, qu’est-ce que cette pauvre petite peine dont tu as chargé mes épaules ? Et votre cœur, comme le mien, se remplissent d’une sainte avidité, quand nous lui avouons, par nos actes, que nous mourons d’Amour.

Alors naît une soif de Dieu, un désir de comprendre ses larmes, de voir son sourire, son visage… J’estime que la meilleure façon de l’exprimer consiste à répéter de nouveau, avec l’Écriture : Comme languit un cerf après l’eau vive, ainsi languit mon âme vers toi, mon Dieu. Et l’âme avance, plongée en Dieu, divinisée : le chrétien est devenu un voyageur assoiffé, qui ouvre la bouche pour s’abreuver aux eaux de la fontaine.

Dans cet abandon, le zèle apostolique s’enflamme, augmente chaque jour, communiquant son inquiétude aux autres, parce que le bien tend à se propager. Notre pauvre nature, si proche de Dieu, ne peut s’empêcher de brûler du désir de semer dans le monde entier la joie et la paix, de tout baigner dans les eaux rédemptrices qui jaillissent du Côté ouvert du Christ, d’entreprendre et d’achever toutes les tâches par Amour.

Je vous parlais auparavant de douleurs, de souffrances, de larmes. Et je ne me contredis pas en affirmant que, pour un disciple qui cherche amoureusement le Maître, le goût des tristesses, des peines, des afflictions, est bien différent : elles disparaissent quand on accepte vraiment la volonté de Dieu et que l’on accomplit avec plaisir ses desseins, comme des enfants fidèles, même si l’on a l’impression que les nerfs vont craquer et que le supplice est insupportable.

– St Josemaria Escriva, Amis de Dieu, #310-311

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Prières du jour

Jésus, je viens vers toi en ce jour. Je veux avoir un moment pour te découvrir vivant dans ma propre vie et pour ne pas perdre de vue qu’après il y a la vie éternelle dans laquelle tu montres ta gloire et ta plénitude.

Donne-moi la grâce pour t’accueillir aujourd’hui avec la certitude et la joie de savoir que les souffrances et difficultés de ma vie sont temporelles et que tu reviendras pour me donner une vie éternelle avec toi.

Jésus, merci de m’avoir donné une promesse qui me parle de vie éternelle. J’en ai besoin afin de pouvoir vivre avec joie au milieu des difficultés. Donne-moi la grâce de vivre avec toi, de découvrir ta présence dans ma vie et de m’engager à t’aider à construire ton royaume d’amour.