Oraison du jour

Avec une inlassable bonté, Seigneur, veille sur ton Église ; et, puisque sans toi l’homme s’égare, soutiens-le toujours pour qu’il se détourne du mal et se dirige vers le salut.

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Prières du jour

Tu descends, Seigneur, dans ma vie, dans mon milieu, dans mon Jéricho pour y annoncer l’Évangile du salut. Je veux ouvrir mes oreilles et mon cœur pour entendre ta parole de miséricorde et de pitié et pour la laisser germer. Comme mon âme, le monde a soif de ton amour, de ta miséricorde et de ta pitié. Tu es le seul remède à l’injustice et au péché, puisque tu règnes pour les siècles des siècles.

Donne-moi de reconnaître la profondeur de ma misère et la grandeur de ta miséricorde, de manière à ce que rien ne me retienne dans le règne du mal et pour m’investir dans ton Règne.

Merci, Seigneur, de ta venue dans ce monde, pour remettre sur le droit chemin ceux qui se sont fourvoyés. Ta Parole est la lampe sur mes pas, lumière sur ma route (Psaume 118, 105). Donne-moi de te voir, de contempler ton visage dans l’Évangile, de te suivre, pour marcher sans détour à ta suite, sur le chemin du salut éternel.

Prières du jour

Ô mon Dieu, je viens me mettre en ta présence. Je viens t’écouter, parler avec toi, le roi des rois et le seul Dieu. Parce que tu m’appelles. Parle, ô Seigneur, ton serviteur écoute. Je crois que tu es présent ici, à mes côtés ; augmente ma foi. J’espère en la vie éternelle ; je l’attends avec joie et impatience, car je sais que tu l’as préparée pour moi. Augmente mon espérance. Je t’aime par-dessus toute chose, mais donne-moi de t’aimer aujourd’hui un peu plus.

Seigneur Jésus, augmente en moi le désir de te suivre !

Seigneur Jésus, mon roi et mon Dieu, tu es venu il y a 2000 ans sur cette terre pour me sauver, pour amener les hommes au ciel. Tu m’appelles aujourd’hui à vivre ce peu d’années d’existence à ta suite, à tes côtés. Montre-moi la grandeur de la vie éternelle ! Donne-moi de ne fonder mes attentes et mon espérance qu’en toi et ton éternité bienheureuse. Elle arrivera si vite ! Enflamme mon cœur de zèle pour annoncer ton Royaume à tant d’âmes qui ne te connaissent pas. Sois béni parce que tu m’as fait connaître ton salut. Jésus mon Roi, que ton Règne vienne !

 

Prière

Dieu qui as envoyé ton fils pour nous sauver et pour faire de nous tes enfants d’adoption, regarde avec bonté ceux que tu aimes comme un père ; puisque nous croyons au Christ, accorde-nous la vraie liberté et la vie éternelle. Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur et notre Dieu, qui règne avec toi et le Saint-Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen.

 

Prières du jour

Jésus, tu es le Seigneur de la vie et de l’histoire. C’est toi qui donnes un sens à l’histoire de tous les hommes, car c’est toi qui leur apportes à tous le salut. Seigneur, j’espère en toi.

Seigneur, merci de venir affirmer ma foi. Aide-moi à profiter des moments de joies, des moments d’une expérience spirituelle plus forte pour renforcer ma foi. Aide-moi à garder cette foi tout au long de ma vie.

 

Méditations sur l’Évangile d’aujourd’hui

Lecture de l’Évangile selon saint Matthieu

Je vous le dis en effet : Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux. « Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens : Tu ne commettras pas de meurtre, et si quelqu’un commet un meurtre, il devra passer en jugement.
Eh bien ! Moi, je vous dis : Tout homme qui se met en colère contre son frère devra passer en jugement. Si quelqu’un insulte son frère, il devra passer devant le tribunal. Si quelqu’un le traite de fou, il sera passible de la géhenne de feu. Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande à l’autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande, là, devant l’autel, va d’abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande. Mets-toi vite d’accord avec ton adversaire pendant que tu es en chemin avec lui, pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge, le juge au garde, et qu’on ne te jette en prison. Amen, je te le dis : tu n’en sortiras pas avant d’avoir payé jusqu’au dernier sou. (Mt 5, 20-26)

Méditations

« Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens ». Qu’est-ce que c’est que la justice des scribes et des pharisiens ? Les scribes et pharisiens étaient considérés comme le meilleur de l’accomplissement de la loi juive, ils se présentaient comme les modèles à suivre. Or le sommet de cette loi, c’était « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Lev 19, 18), car Dieu ne pouvait demander de son peuple que ce qu’il lui était possible de comprendre, et chacun pouvait comprendre ce que c’est que de s’aimer soi-même. Jésus vient et nous révèle Dieu, car il est Dieu lui-même. Sur la croix il nous montrera l’étendue de l’amour de Dieu. Ainsi, il peut nous commander de nous aimer les uns les autres, comme il nous a aimés (Jn 13, 34).

« Eh bien ! Moi, je vous dis ». Jésus amène à sa plénitude le cinquième commandement. Il n’est plus simplement question du « Tu ne tueras pas », mais Jésus condamne aussi les emportements contre le prochain. Ce n’est pas « encore plus de règles », mais plutôt c’est un cinquième commandement vécu pleinement et dans les détails. Car à quoi bon se contrôler pour ne pas tuer son prochain, mais l’insulter à chaque fois qu’on le croise ? Vu d’un angle plus positif, Jésus nous invite à ne pas simplement tolérer notre prochain, mais à l’aider humblement jusque dans les détails.

« Si quelqu’un insulte son frère ». Jésus lui-même nous donne l’exemple de cet amour pour le prochain et nous illustre ce commandement. C’est sur la croix qu’il déploiera splendidement l’amour divin qui déborde de son cœur. Combien de fois a-t-il été lui-même insulté, maudit, frappé, outragé, pendant sa Passion et jusqu’à aujourd’hui ? Et pourtant, il a porté la croix de nos péchés jusqu’à la dernière goutte de son sang, il a continué à se donner sans limites pour cette œuvre de rédemption, qui n’avait de raison d’être que le salut de ceux qui le mettaient à mort, et celui de nous qui péchons.

Frère Loïc Chabut, LC

Méditations sur la liturgie d’aujourd’hui

Christus Bartimaeus par Johann Heinrich Stoever Erbach Rheingau ; photographie par Haffitt publiée sous license CC-BY-SA 3.0.
Christus Bartimaeus par Johann Heinrich Stoever Erbach Rheingau ; photographie par Haffitt publiée sous license CC-BY-SA 3.0.

Lecture de l’Ancien Testament

Je vais rappeler les œuvres du Seigneur. Ce que j’ai vu, je vais le raconter : c’est au moyen de sa parole que le Seigneur a réalisé ses œuvres. Comme le soleil, dans son éclat, regarde chaque chose, ainsi la gloire du Seigneur rayonne dans toute son œuvre. Il n’a pas été possible aux anges, les saints du Seigneur, de décrire toutes les merveilles de sa création, celles que le Seigneur tout-puissant a fondées pour que l’univers soit affermi dans sa gloire. Le Seigneur a scruté aussi bien les profondeurs de l’abîme que le cœur des hommes, il a discerné leurs subtilités. Car le Très-Haut possède toute connaissance, il a observé les signes des temps, faisant connaître le passé et l’avenir, et dévoilant les traces des choses cachées. Aucune pensée ne lui a échappé, pas une parole ne lui a été cachée. Il a organisé les chefs-d’œuvre de sa sagesse, lui qui existe depuis toujours et pour toujours : rien ne peut lui être ajouté ni enlevé, il n’a eu besoin d’aucun conseiller. Comme toutes ses œuvres sont attirantes, jusqu’à la plus petite étincelle qu’on peut apercevoir ! Tout cela subsiste pour toujours ; pour répondre à tous les besoins, tout lui obéit. Toutes les choses vont deux par deux, face à face, il n’a rien fait de défectueux, une chose confirme l’excellence de l’autre : qui peut se rassasier de contempler la gloire de Dieu ? (Si 42, 15-25)

Lecture de l’Évangile selon saint Marc

Et tandis que Jésus sortait de Jéricho avec ses disciples et une foule nombreuse, le fils de Timée, Bartimée, un aveugle qui mendiait, était assis au bord du chemin. Quand il entendit que c’était Jésus de Nazareth, il se mit à crier : « Fils de David, Jésus, prends pitié de moi ! » Beaucoup de gens le rabrouaient pour le faire taire, mais il criait de plus belle : « Fils de David, prends pitié de moi ! » Jésus s’arrête et dit : « Appelez-le. » On appelle donc l’aveugle, et on lui dit : « Confiance, lève-toi ; il t’appelle. » L’aveugle jeta son manteau, bondit et courut vers Jésus. Prenant la parole, Jésus lui dit : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » L’aveugle lui dit : « Rabbouni, que je retrouve la vue ! » Et Jésus lui dit : « Va, ta foi t’a sauvé. » Aussitôt l’homme retrouva la vue, et il suivait Jésus sur le chemin. (Mc 10, 46-52)

Méditations

La ville païenne de Jéricho, aux antipodes religieux de Jérusalem, s’est vue traversée par la divine miséricorde dans le visage humain de Jésus. Le publicain Zachée avait été converti (cf. Luc 19, 1-10) et une foule a reçu un message de réconciliation avec Dieu.

De la même manière, l’Évangile du salut a traversé notre histoire bimillénaire. Comme Bartimée, nous voici, à la sortie d’un passé profondément chrétien. Nous avons entendu parler de Jésus, grâce au témoignage de foi transmis de génération en génération, que l’on appelle la Tradition, mais nous n’avons pas vu son visage. Sommes-nous capables de ce même acte de foi et d’espérance que Bartimée : « Fils de David, prends pitié de moi ! » ?

Entre Jésus et Bartimée, il y a une foule : des disciples et des témoins. La foule accapare Jésus pour soi, selon la loi du plus fort, et le rend inaccessible au plus faible. Mais Jésus veut transformer cet obstacle en tremplin d’évangélisation. Le mandat d’appeler concerne tout baptisé qui se veut être disciple du Christ.

Jésus se sert de la médiation humaine pour faire parvenir l’Évangile non seulement dans l’extension spatio-temporelle de la création, mais aussi dans les profondeurs des âmes et des cœurs. « Entre Jésus et Bartimée, il y a une foule : des disciples et des témoins. La foule accapare Jésus pour soi, selon la loi du plus fort, et le rend inaccessible au plus faible. Mais Jésus veut transformer cet obstacle en tremplin d’évangélisation. Le mandat d’appeler concerne tout baptisé qui se veut être disciple du Christ.

Jésus se sert de la médiation humaine pour faire parvenir l’Évangile non seulement dans l’extension spatio-temporelle de la création, mais aussi dans les profondeurs des âmes et des cœurs. « Appelez-le » veut dire : Annoncez au monde que je m’intéresse personnellement à chaque homme. Mon message de salut n’est pas un manifeste politique, mais un appel à un chemin individuel de conversion. Et moi, est-ce que j’ouvre un chemin vers Jésus ou suis-je un barrage, autant pour les autres que pour moi-même ? » veut dire : Annoncez au monde que je m’intéresse personnellement à chaque homme. Mon message de salut n’est pas un manifeste politique, mais un appel à un chemin individuel de conversion. Et moi, est-ce que j’ouvre un chemin vers Jésus ou suis-je un barrage, autant pour les autres que pour moi-même ?

La guérison que Jésus réalise sur l’aveugle est un signe très fort, car il le sort de sa nuit où il était enfermé. Jésus veut être la lumière de nos vies : « Celui qui me suit ne marche pas dans les ténèbres, il aura la lumière de la vie » (Jean 8, 12). Dans la nuit de mon existence et plus encore de mon péché, ne suis-je pas ce « Bartimée » ?

À l’écoute de l’appel de Jésus, les dispositions de Bartimée permettent à l’œuvre de salut de porter son fruit : en quittant son manteau, il abandonne sa vie ancienne pour se lancer vers Jésus. Il n’a rien à perdre et tout à gagner : au-delà de la vue, il trouve un idéal de vie qui donne sens et but à l’existence ? la foi. En fin de compte, l’aveugle a vu ce que les voyants ne voient pas : l’âme a soif d’une rencontre de miséricorde avec le Seigneur. Lorsque Jésus m’appelle, ai-je la sensation de perdre quelque chose ? Le nouvel idéal me fascine-t-il inlassablement ou me lasse-t-il sans me fasciner ?

Père Jaroslav de Lobkowicz, LC