Prayer of the day

Pour forth, we beseech you, O Lord, your grace into our hearts, that we, to whom the Incarnation of Christ your Son was made known by the message of an Angel, may by his Passion and Cross be brought to the glory of his Resurrection. Who lives and reigns with you in the unity of the Holy Spirit, one God, for ever and ever. Amen.

Méditations sur l’Évangile d’aujourd’hui

Évangile selon saint Luc, chapitre 9, 22-25

Jésus disait à ses disciples : « Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les chefs des prêtres et les scribes, qu’il soit tué, et que, le troisième jour, il ressuscite. »
Il disait aussi à la foule : « Celui qui veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix chaque jour, et qu’il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie pour moi la sauvera. Quel avantage un homme aura-t-il à gagner le monde entier, si c’est en se perdant lui-même et en le payant de sa propre existence ? »

Méditations

C’est un passage qu’on n’aime pas écouter très souvent ou qu’on lit rapidement : pourtant il est d’une grande richesse. On voit comment Jésus cherche à préparer ses apôtres. Il vient de rassasier une foule entière en multipliant cinq pains et deux poissons. Il montre sa toute-puissance par les nombreux miracles qu’il fait. Les foules sont attirées par lui et ses apôtres sont subjugués. Pierre vient de proclamer que Jésus est le « Christ de Dieu » (Lc 9, 20) quelques versets plus hauts. C’est une proclamation de foi, mais encore une déclaration de foi très humaine. Comment ne pas croire en celui qui fait tant de prodiges ! C’est la déclaration de foi de l’Église naissante. Toutes deux sont en germe. Comme il est dur à l’homme de continuer à croire en la divinité du Christ, quand celui-ci s’abaisse autant ! Quelle contradiction pour les apôtres : tant de miracles, tant de pouvoir, tant de succès, pour finir par un tel échec et une telle impuissance ! Jésus veut les prévenir, leur montrer sa souveraineté, même dans la Passion. Il est Roi et Fils de Dieu dans l’éclat de sa transfiguration comme dans sa Passion, mais cela, seule une foi profonde peut le proclamer. Jésus accueille la première déclaration de foi de son Église et lui présente la plénitude de cette déclaration, lors de sa Passion et de sa Résurrection.

Jésus poursuit en unissant tout chrétien à sa vie. C’est lui qui a choisi de régner, de sauver et de manifester son amour de cette façon et il nous invite à faire de même. Cette façon de faire est un mystère, qu’on n’aura jamais fini de comprendre mais que, pourtant, on expérimente dans notre vie. Suivre le Christ demande des renoncements, demande d’aller à contre-courant, demande d’accepter sa propre condition humaine dans toutes ses limites, comme lui l’a acceptée. C’est important qu’en tant que chrétiens nous soyons conscients que notre amour, à l’image de notre foi, passera par la souffrance et le doute pour arriver à sa plénitude. On peut se demander : de quelle façon ma foi influence-t-elle les décisions que je prends dans ma vie ? Le livre du Deutéronome, dans la lecture du jour, dit : « Je te propose aujourd’hui de choisir ou bien la vie et le bonheur, ou bien la mort et le malheur (…) choisis donc la vie, pour que vous viviez toi et ta descendance, en aimant le Seigneur ton Dieu ».
Il y a un choix à faire et Jésus nous prévient que ce choix n’est pas facile, mais qu’il en vaut la peine : après sa Passion il y a sa résurrection, au-delà de notre croix, il y a la vie éternelle. Comment faire ce bon choix et comment avoir la force de vivre ainsi ? Le livre du Deutéronome nous parle d’amour envers Dieu : « Aime le Seigneur ton Dieu ». Seul le dynamisme de l’amour nous pousse à renoncer à nous-mêmes pour celui qu’on aime. Demandons à l’Esprit Saint qu’il nous envahisse de cet amour.

Jeanne Mendras, consacrée de Regnum Christi

Prayer of the day

Pour forth, we beseech you, O Lord, your grace into our hearts, that we, to whom the Incarnation of Christ you Son was made known by the message of an Angel, may, through the intercession of the Blessed Virgin Mary, by his Passion and Cross be brought to the glory of his Resurrection. Who lives and reigns with you in the unity of the Holy Spirit, one God, for ever and ever. Amen.

Prayer for St Padre Pio

Today is the memorial of St Padre Pio.

Prayer: Almighty ever-living God, who, by a singular grace, gave the Priest Saint Pius a share in the Cross of your Son and, by means of his ministry, renewed the wonders of your mercy, grant that through his intercession we may be united constantly to the sufferings of Christ, and so brought happily to the glory of the resurrection. Through our Lord Jesus Christ, your Son, who lives and reigns with you in the unity of the Holy Spirit, one God, for ever and ever. Amen.

 

Méditations sur l’Évangile d’aujourd’hui

Évangile selon St Luc, chapitre 7, 11-17

Par la suite, Jésus se rendit dans une ville appelée Naïm. Ses disciples faisaient route avec lui, ainsi qu’une grande foule. Il arriva près de la porte de la ville au moment où l’on emportait un mort pour l’enterrer ; c’était un fils unique, et sa mère était veuve. Une foule importante de la ville accompagnait cette femme. Voyant celle-ci, le Seigneur fut saisi de compassion pour elle et lui dit : « Ne pleure pas. » Il s’approcha et toucha le cercueil ; les porteurs s’arrêtèrent, et Jésus dit : « Jeune homme, je te l’ordonne, lève-toi. » Alors le mort se redressa et se mit à parler. Et Jésus le rendit à sa mère. La crainte s’empara de tous, et ils rendaient gloire à Dieu en disant : « Un grand prophète s’est levé parmi nous, et Dieu a visité son peuple. » Et cette parole sur Jésus se répandit dans la Judée entière et dans toute la région.

Méditations

1. Jésus console. Dans ce passage de l’Évangile, nous voyons Jésus consolant une veuve qui vient de perdre son fils unique. Ce n’est pas facile d’imaginer la douleur que ressent cette femme. Néanmoins, nous savons que c’est l’une des plus grandes douleurs qui puisse exister puisque la logique veut que les parents partent avant leurs enfants. Et dans ce texte, elle est de surcroît veuve ! La plupart des gens de cette ville comprennent sa douleur et l’accompagnent, mais ils ne peuvent rien faire, face à cette femme en larmes. Jésus la voit et plein de compassion lui dit : « Ne pleure pas ». Il désire la consoler.

2. Jésus donne la vie. Après avoir consolé la femme, Jésus donne une réponse à sa souffrance : « Il s’approcha et toucha le cercueil ; les porteurs s’arrêtèrent, et Jésus dit : jeune homme, je te l’ordonne, lève-toi ». Tous les gestes que Luc nous décrit sont importants : il s’approcha, il toucha et il parla. Il veut être proche de nous tous, surtout de ceux qui en ont le plus besoin. Il veut marcher avec nous pour nous donner la vie. Il veut toucher notre réalité, nos difficultés. Mais pour l’écouter et le laisser nous donner la vie, nous devons nous arrêter, comme l’ont fait les porteurs.

3. Jésus redonne du sens. Dans ce passage, nous voyons que Jésus ne rend pas seulement la vie physique au jeune homme, mais il redonne à la veuve son sens de la vie. « Et Jésus le rendit à sa mère ». Jésus a fait un geste de compassion. Laissons-nous le Seigneur donner du sens à notre vie ?

Eugenia Alvarez, consacrée de Regnum Christi

 

Why did Jesus offer himself as “food and drink” to his disciples?

Comunione degli apostoli by Guido Cornini
Comunione degli apostoli by Guido Cornini

Jesus chose the time of Passover to fulfill what he had announced earlier at Capernaum – giving his disciples his body and his blood (Jon 6:51-58). Jesus’ passing over to his Father by his death and resurrection, the new Passover, is anticipated in the Last Supper and celebrated in the Eucharist or Lord’s Supper, which fulfills the Jewish Passover and anticipates the final Passover of the Church in the glory of God’s kingdom.

This is the most significant meal of Jesus and the most important occasion of his breaking of bread. In this meal Jesus identifies the bread as his body and the cup as his blood. When the Lord Jesus commands his disciples to eat his flesh and drink his blood, he invites us to take his life into the very center of our being (John 6:53). That life which he offers is the very life of God himself. Jesus’ death on the cross, his gift of his body and blood in the Supper, and his promise to dine again with his disciples when the kingdom of God comes in all its fullness are inseparably linked.

Jesus instructed his disciples to “do this in remembrance of me”. These words establish every Lord’s Supper of Eucharist as a “remembrance” of Jesus’ atoning death, his resurrection, and his promise to return again. “For as often as you eat this bread and drink the cup, you proclaim the Lord’s death until he comes” (1 Corinthians 11:26). Our celebration of the Lord’s Supper anticipates the final day when the Lord Jesus will feast anew with his disciples in the heavenly marriage feast of the Lamb and his Bride. Do you know the joy of the drinking Christ’s cup and tasting the bread of his Table in sincerity?

Mark ties the last supper meal with Jesus’ death and the coming of God’s kingdom. Jesus transforms the passover of the old covenant into the meal of the “new covenant in my blood”.

In the Old Covenant bread and wine were offered in a thanksgiving sacrifice as a sign of grateful acknowledgment to the Creator as the giver and sustainer of life. Melchizedek, who was both a priest and king (Genesis 14;18, Hebrews 7:1-4), offered a sacrifice of bread and wine. His offering prefigured the offering made by Jesus, our high priest and king (Hebrews 7:26; 9:11; 10:12). The remembrance of the manna in the wilderness recalled to the people of Israel that they live – not by earthly bread alone – but by the bread of the Word of God (Deuteronomy 8:3).

The unleavened bread at Passover and the miraculous manna in the desert are the pledge of God’s faithfulness to his promises. The “cup of blessing” at the end of the Jewish passover meal points to the messianic expectation of the rebuilding of Jerusalem. Jesus gave a new and definitive meaning to the blessing of the bread and the cup when he instituted the “Lord’s Supper” or “Eucharist”. He speaks of the presence of his body and blood in this new meal. When at the Last Supper Jesus described his blood poured out for many for the forgiveness of sins (Matthew 26:28), he was explaining his coming crucifixion as a sacrifice for sins. His death on the cross fulfilled the sacrifice of the paschal lamb. That is why John the Baptist called him the Lamb of God who takes away the sins of the world. Jesus made himself an offering and sacrifice, a gift that was truly pleasing to the Father. He offered himself without blemish to God (Hebrews 9:14) and gave himself as a sacrifice to God (Ephesians 5:2). This meal was a memorial of his death and resurrection,

When we receive from the Lord’s table we unite ourselves to Jesus Christ, who makes us sharers in his body and blood. Ignatius of Antioch (35-107 A.D.) calls it the “one bread that provides the medicine of immortality, the antidote for death, and the food that makes us live for ever in Jesus Christ” (Ad Eph. 20,2). This supernatural food is healing for both body and soul and strength for our journey heavenward. When you approach the Table of the Lord, what do you expect to receive? Healing, pardon, comfort, and rest for your soul? The Lord has much more for us, more than we can ask or imagine. The principal fruit of receiving the Eucharist is an intimate union with Christ. As bodily nourishment restores lost strength, so the Eucharist strengthens us in charity and enables us to break with disordered attachments to creatures and to be more firmly rooted in the love of Christ. Do you hunger for the “bread of life”?

“Lord Jesus, you nourish and sustain us with your very own presence and life. You are the “Bread of life” and the “Cup of Salvation”. May I always hunger for you and be satisfied in you alone.”