Psaumes

Je t’adresse ma prière, Seigneur, c’est l’heure, ô mon Dieu, pour ta grâce : en ton grand amour, réponds-moi, toi qui peux vraiment me sauver. (Ps 68, 14)

Psaumes du jour

Ps 50 (51), 3-4, 12-13, 18-19
Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,
selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
Lave-moi tout entier de ma faute,
purifie-moi de mon offense.

Crée en moi un coeur pur, ô mon Dieu,
renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.
Ne me chasse pas loin de ta face,
ne me reprends pas ton esprit saint.

Si j’offre un sacrifice, tu n’en veux pas,
tu n’acceptes pas d’holocauste.
Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ;
tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un coeur brisé et broyé.

Méditations sur la liturgie d’aujourd’hui

Lectures

“À ceux qui se repentent, Dieu ouvre le chemin du retour ; il réconforte ceux qui manquent de persévérance. Convertis-toi au Seigneur, et renonce à tes péchés ; mets-toi devant lui pour prier, et diminue tes occasions de chute. Reviens vers le Très-Haut, et détourne-toi de l’injustice, déteste les actions abominables. Personne ne peut célébrer le Très-Haut dans le séjour des morts, puisqu’il n’y a plus de vivants pour lui rendre gloire. La louange est enlevée au mort, puisqu’il n’existe plus ; c’est le vivant, le bien-portant, qui célébrera le Seigneur. Qu’elle est grande, la miséricorde du Seigneur, qu’il est grand, son pardon pour ceux qui se convertissent à lui !” (Si 17, 24-29)

“Heureux l’homme dont la faute est enlevée, et le péché remis ! Heureux l’homme dont le Seigneur ne retient pas l’offense, dont l’esprit est sans fraude ! Je t’ai fait connaître ma faute, je n’ai pas caché mes torts. J’ai dit : « Je rendrai grâce au Seigneur en confessant mes péchés. »Et toi, tu as enlevé l’offense de ma faute. Ainsi chacun des tiens te priera aux heures décisives ; même les eaux qui débordent ne peuvent l’atteindre. Tu es un refuge pour moi, mon abri dans la détresse ; de chants de délivrance, tu m’as entouré.” (Ps 31 (32), 1-2, 5, 6, 7)

“Jésus se mettait en route quand un homme accourut et, tombant à ses genoux, lui demanda : « Bon Maître, que dois-je faire pour avoir la vie éternelle en héritage ? »
Jésus lui dit : « Pourquoi dire que je suis bon ? Personne n’est bon, sinon Dieu seul.
Tu connais les commandements : Ne commets pas de meurtre, ne commets pas d’adultère, ne commets pas de vol, ne porte pas de faux témoignage, ne fais de tort à personne, honore ton père et ta mère. » L’homme répondit : « Maître, tout cela, je l’ai observé depuis ma jeunesse. » Jésus posa son regard sur lui, et il l’aima. Il lui dit : « Une seule chose te manque : va, vends ce que tu as et donne-le aux pauvres ; alors tu auras un trésor au ciel. Puis viens, suis-moi. »
Mais lui, à ces mots, devint sombre et s’en alla tout triste, car il avait de grands biens.
Alors Jésus regarda autour de lui et dit à ses disciples : « Comme il sera difficile à ceux qui possèdent des richesses d’entrer dans le royaume de Dieu ! »
Les disciples étaient stupéfaits de ces paroles. Jésus reprenant la parole leur dit : « Mes enfants, comme il est difficile d’entrer dans le royaume de Dieu !
Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu. »
De plus en plus déconcertés, les disciples se demandaient entre eux : « Mais alors, qui peut être sauvé ? »
Jésus les regarde et dit : « Pour les hommes, c’est impossible, mais pas pour Dieu ; car tout est possible à Dieu. »” (Mc 10, 17-27)

Méditations

Combien de fois n’avons-nous pas réagi comme le jeune homme riche ? Combien de fois n’avons-nous pas vu le regard d’amour de Jésus sur nous ? Combien de fois n’avons-nous pas su voir le don que Jésus voulait nous faire ? Si nous nous retrouvons dans ces situations, ces paroles de la première lecture sont pour nous : « À ceux qui se repentent, Dieu ouvre le chemin du retour ; il réconforte ceux qui manquent de persévérance. Convertis-toi au Seigneur, et renonce à tes péchés ; mets-toi devant lui pour prier, et diminue tes occasions de chute ».

Nous avons tant de mal à comprendre que la force ne vient pas de nous, mais de la source de l’amour même et c’est bien ce que nous montre ce jeune homme riche. Toute sa vie, il a réussi à suivre la loi. Il a trouvé en lui la force d’être juste, mais au moment de l’épreuve, il s’est trouvé sans force et sans amour pour répondre à l’amour. Il n’a pas su accueillir et se nourrir de l’amour du Christ qui pourtant se manifestait à lui, comme le souligne l’évangéliste Marc : « Jésus posa son regard sur lui, et il l’aima ». C’est là la grande différence entre la justification selon les pharisiens de cette époque et celle que nous propose Jésus. La justification ne vient pas de la loi. La loi ne peut me rendre juste, c’est la foi dans le Christ qui me rend juste. Que veut dire la foi en Jésus ? C’est la ferme confiance en l’amour de celui qui m’appelle. S’il m’appelle, qu’ai-je à craindre ? Comme le dit saint Paul : « Alors, qui pourra nous séparer de l’amour du Christ ? La détresse ? L’angoisse ? La persécution ? La faim ? Le dénuement ? Le danger ? Le glaive ? En effet, il est écrit : C’est pour toi qu’on nous massacre sans arrêt, qu’on nous traite en brebis d’abattoir. Mais, en tout cela nous sommes les grands vainqueurs grâce à celui qui nous a aimés » (Rom 8, 35-37). La foi centre notre regard sur le Christ, qui peut alors nous armer de ses armes, nous revêtir de sa force et avec lui aucune bataille ne sera trop forte. Nous tombons ? Regardons davantage le Christ ! Supplions-le de donner sa force, son amour !

Ne perdons pas ce trésor que Jésus nous propose. Nous savoir aimés et pardonnés. Nous savoir immensément débiteurs de Jésus. C’est dans cette action de grâce que commence le travail de l’Esprit Saint en nous et donc notre sanctification. C’est cette même expérience du psalmiste que Jésus nous invite à vivre dans le psaume 31 : « Je t’ai fait connaître ma faute, je n’ai pas caché mes torts. J’ai dit : “Je rendrai grâce au Seigneur en confessant mes péchés”. Et toi, tu as enlevé l’offense de ma faute. Ainsi chacun des tiens te priera aux heures décisives ; même les eaux qui débordent ne peuvent l’atteindre. Tu es un refuge pour moi, mon abri dans la détresse ; de chants de délivrance, tu m’as entouré ».

Jeanne Mendras, consacrée de Regnum Christi