“Dieu est continuellement près de nous”

Il faut se convaincre que Dieu est continuellement près de nous. — Nous vivons comme si le Seigneur était loin, là-haut, où brillent les étoiles, et nous ne voyons pas qu’Il est aussi toujours à nos côtés.

Appuyez-vous sur la filiation divine. Dieu est un Père débordant de tendresse, d’un amour infini. Appelle-le “ Père souvent dans la journée et dis lui, seul à seul, dans ton cœur, que tu l’aimes, que tu l’adores, que tu ressens l’orgueil et la force d’être son fils. Cela suppose un authentique programme de vie intérieure qu’il faut canaliser sous la forme de tes relations de piété avec Dieu. Peu nombreuses, mais constantes, j’insiste, elles te permettront d’acquérir les sentiments et les façons d’être d’un bon fils.

– St Josemaria

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Méditation sur la prière

Prier est important dans la vie des croyants et croyantes. Mais pour qu’une prière soit écoutée et reçue de Dieu, elle ne doit pas être seulement répétition extérieure et mécanique de formules ; elle doit être intérieure, elle doit partir du cœur, comme celle d’un enfant envers son père.

Rendez à César ce qui est à César

Dans l’Évangile d’aujourd’hui (Marc 12, 13-17), on retrouve la fameuse phrase de Jésus « Ce qui est à César, rendez-le à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. » Ainsi, on peut comprendre que Jésus nous demande de vivre au milieu du monde, respectant l’autorité légitime, en donnant le témoignage d’une vie chrétienne dans notre milieu de vie. Dieu a donné aux hommes le soin de s’occuper de la création, de la terre et de s’organiser pour construire une société qui contribue au bien commun et au bien de chaque personne. Néanmoins, s’il faut rendre à César ce qui est à César, il faut tout d’abord rendre à Dieu ce qui est à Dieu

Les premiers chrétiens n’ont pas cherché à construire leur propre nation, leur propre pays. Ainsi, il nous faut respecter l’autorité légitime des sociétés dans lesquelles on vit et leurs lois ; tant que celles-ci n’entrent pas en conflit avec la loi divine. Les premiers chrétiens vivaient dans l’empire romain et respectaient ses lois. Mais, quand l’empereur, outrepassant sa légitime autorité d’organisation de la vie sociale, politique et économique, voulut obliger les chrétiens à l’adorer comme un dieu, ils refusèrent, et beaucoup furent martyrisés. Il ne faut pas avoir peur de se tenir debout pour défendre notre foi ; par exemple, en s’opposant à l’euthanasie, à la contraception ou à l’avortement. Ce qui est le plus important, notre foi, notre appartenance au Christ, doit toujours avoir la première place dans notre vie. Notre âme a plus de prix que tous les trésors de la terre, c’est à Dieu qu’il faut la confier, et à personne d’autre.

Le Royaume de Dieu n’est pas un royaume dans le sens terrestre. Il s’agit plutôt du Seigneur Jésus qui vient régner dans nos cœurs. Demandons-lui, encore une fois, de venir régner dans nos cœurs ainsi que la force et le courage de modeler nos vies à son image afin qu’elles soient des signes qu’on lui donne la première place. Il faut lui donner la première place dans tous les aspects de nos vies. C’est ainsi que le Royaume de Dieu peut s’établir sur Terre.

Ceci étant dit, il ne faut pas comprendre dans ce message selon l’optique moderne où la politique doit s’occuper de la vie publique et que la religion est reléguée à une dimension strictement privée. Le Royaume de Dieu n’est pas une réalité parmi d’autres réalités puisque Dieu est Dieu, tout ce qui est vient de Dieu ; Il transcende l’ensemble de sa Création. Dieu est la source la plus profonde de tout ce qui existe dans la vie. Ne persond pas de vue que toutes les qualités et les talents que nous possédons sont des dons de l’Esprit Saint.

Retour

Bonjour,

Je n’ai pas écris depuis un bon moment sur ce blog. J’ai décidé d’y revenir maintenant avec des articles, des réflexions, des citations, etc de manière régulière. Ceci dit, j’ai décidé que ce blog serait en français seulement à partir de maintenant. J’ai déjà commencé à traduire toutes les pages de prières et autres pages permanentes du site, et je finirai de la faire dans un futur proche.

N’hésitez pas à partager avec vos contacts, chrétiens ou non, et, surtout, n’hésitez pas à commenter les articles. Nous avons tous besoin de petits moments de réflexion et de méditation dans le monde d’aujourd’hui toujours grouillant et si pressé.

Merci à toutes et à tous !

Méditations sur l’Évangile d’aujourd’hui

Évangile selon saint Luc, chapitre 9, 22-25

Jésus disait à ses disciples : « Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les chefs des prêtres et les scribes, qu’il soit tué, et que, le troisième jour, il ressuscite. »
Il disait aussi à la foule : « Celui qui veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix chaque jour, et qu’il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie pour moi la sauvera. Quel avantage un homme aura-t-il à gagner le monde entier, si c’est en se perdant lui-même et en le payant de sa propre existence ? »

Méditations

C’est un passage qu’on n’aime pas écouter très souvent ou qu’on lit rapidement : pourtant il est d’une grande richesse. On voit comment Jésus cherche à préparer ses apôtres. Il vient de rassasier une foule entière en multipliant cinq pains et deux poissons. Il montre sa toute-puissance par les nombreux miracles qu’il fait. Les foules sont attirées par lui et ses apôtres sont subjugués. Pierre vient de proclamer que Jésus est le « Christ de Dieu » (Lc 9, 20) quelques versets plus hauts. C’est une proclamation de foi, mais encore une déclaration de foi très humaine. Comment ne pas croire en celui qui fait tant de prodiges ! C’est la déclaration de foi de l’Église naissante. Toutes deux sont en germe. Comme il est dur à l’homme de continuer à croire en la divinité du Christ, quand celui-ci s’abaisse autant ! Quelle contradiction pour les apôtres : tant de miracles, tant de pouvoir, tant de succès, pour finir par un tel échec et une telle impuissance ! Jésus veut les prévenir, leur montrer sa souveraineté, même dans la Passion. Il est Roi et Fils de Dieu dans l’éclat de sa transfiguration comme dans sa Passion, mais cela, seule une foi profonde peut le proclamer. Jésus accueille la première déclaration de foi de son Église et lui présente la plénitude de cette déclaration, lors de sa Passion et de sa Résurrection.

Jésus poursuit en unissant tout chrétien à sa vie. C’est lui qui a choisi de régner, de sauver et de manifester son amour de cette façon et il nous invite à faire de même. Cette façon de faire est un mystère, qu’on n’aura jamais fini de comprendre mais que, pourtant, on expérimente dans notre vie. Suivre le Christ demande des renoncements, demande d’aller à contre-courant, demande d’accepter sa propre condition humaine dans toutes ses limites, comme lui l’a acceptée. C’est important qu’en tant que chrétiens nous soyons conscients que notre amour, à l’image de notre foi, passera par la souffrance et le doute pour arriver à sa plénitude. On peut se demander : de quelle façon ma foi influence-t-elle les décisions que je prends dans ma vie ? Le livre du Deutéronome, dans la lecture du jour, dit : « Je te propose aujourd’hui de choisir ou bien la vie et le bonheur, ou bien la mort et le malheur (…) choisis donc la vie, pour que vous viviez toi et ta descendance, en aimant le Seigneur ton Dieu ».
Il y a un choix à faire et Jésus nous prévient que ce choix n’est pas facile, mais qu’il en vaut la peine : après sa Passion il y a sa résurrection, au-delà de notre croix, il y a la vie éternelle. Comment faire ce bon choix et comment avoir la force de vivre ainsi ? Le livre du Deutéronome nous parle d’amour envers Dieu : « Aime le Seigneur ton Dieu ». Seul le dynamisme de l’amour nous pousse à renoncer à nous-mêmes pour celui qu’on aime. Demandons à l’Esprit Saint qu’il nous envahisse de cet amour.

Jeanne Mendras, consacrée de Regnum Christi

To know oneself to be nothing before God

It is a great thing to know oneself to be nothing before God, because that is how things are. – St Josemaria, Furrow

St John tells us that the other enemy is the lust of the eyes, a deep‑seated avariciousness that leads us to appreciate only what we can touch. Such eyes are glued to earthly things and, consequently, they are blind to supernatural realities. We can, then, use this expression of sacred Scripture to indicate that disordered desire for material things, as well as that deformation which views everything around us — other people, the circumstances of our life and of our age — with just human vision.

Then the eyes of our soul grow dull. Reason proclaims itself sufficient to understand everything, without the aid of God. This is a subtle temptation, which hides behind the power of our intellect, given by our Father God to man so that he might know and love him freely. Seduced by this temptation, the human mind appoints itself the centre of the universe, being thrilled with the prospect that “you shall be like gods” (Gen 3:5). So filled with love for itself, it turns its back on the love of God…

The fight against pride has to be a constant battle, to such an extent that someone once said that pride only disappears twenty‑four hours after each of us has died. It is the arrogance of the Pharisee whom God cannot transform because he finds in him the obstacle of self-sufficiency. It is the haughtiness which leads to despising other men, to lording it over them, to mistreating them. For “when pride comes, then comes disgrace” (Prov 11:2).

– St Josemaria, Christ is Passing

 

La foi mène à l’amour et au bonheur

Cette tragédie se répète jour après jour jusqu’à la fin du monde : le Christ est là qui révèle l’amour du Créateur et Père, mais les hommes ne veulent pas s’ouvrir à la réalité de la grâce de Dieu. Le bonheur qu’ils cherchent, le repos que leur cœur désire est là, à portée de main, mais ils n’ont pas reconnu le don qui leur était offert. Ils ont refusé la foi et le don de l’amour.

Nous avons à être fidèles à ce qui donne sens à toute notre existence et à transmettre le message que le Christ a confié à ses apôtres, à ses disciples et à tous ceux qu’il a rassemblés en son Église. Il nous est demandé d’être « un comme son Père et lui sont un » : écoutons-le, et demandons-lui de nous envoyer son Esprit, pour que nous sachions comprendre sa Parole, la laisser germer en nous et la transmettre à tous les hommes de bonne volonté qu’il mettra sur notre chemin.