Prière du jour

Merci, Seigneur, de me permettre de commencer ce moment de prière. Mon âme a soif de Toi ! Je m’approche du puits de Ta grâce, je viens puiser cette eau que Tu offres au monde. Sur la Croix, Toi aussi Tu m’as déclaré Ta soif, je viens pour T’offrir l’eau de ma présence et de mon amour. Apprends-moi à Te reconnaître comme mon Seigneur et mon Dieu. Mon Dieu, merci de m’avoir envoyé le Christ, Ton Messie. Apprends-moi à Le reconnaître, à Le suivre, à me laisser guider par Sa voix. Ne permets pas que je Le rabaisse ou L’instrumentalise selon mes intérêts.

Réflexion

Sommes-nous prêts à accepter que la présence de Dieu dans nos vies soit la seule solution qui, sans rien résoudre spécifiquement au quotidien, résolve tout ? Croyons-nous vraiment qu’avec Jésus ressuscité la mort elle-même prend un sens ?

Le diable continue sa lutte mais il a perdu d’avance car l’amour de Dieu est plus fort que notre faiblesse. Désormais une seule chose reste en jeu : notre liberté. Est-ce que je veux d’un Messie qui ne m’apporte rien d’autre que Dieu Lui-même ? Suis-je prêt à renoncer à toutes les idoles qui sont censées m’apporter le bonheur, comme l’argent, la richesse, la popularité, pour ne rechercher que le bonheur qui vient de Dieu ? Jésus n’est pas une présence consolante de plus, Il est Dieu, Il est absolu : tout le reste n’a de sens dans ma vie qu’en relation avec Lui.

En s’incarnant Jésus rend la présence de Dieu toute proche, mais, en même temps, Il nous montre comme nous sommes encore loin de Lui. En contemplant la vie et la mort du Christ nous comprenons que les pensées de Dieu ne sont pas nos pensées, que nous avons encore besoin de conversion pour transformer notre manière d’être. Si Jésus était présent aujourd’hui en chair et en os dans ma maison, quels marchands du temple que j’ai accueillis chasserait-il ? À quelle prostituée que j’ai condamnée pardonnerait-il ? Quel est le prochain qu’il me demanderait d’aimer jusqu’à donner ma vie ?

What’s the purpose of Christian meditation

The purpose of Christian meditation–and all Christian prayer–is to lead us to a closer union with God through Christ. The Triune God should be the focus of our prayer. We seek Him alone. In meditation, we seek to understand His character better, to understand what He requires of us. Then we express our desire for union with Him through thoughts, words, feelings, and even groans (see Romans 8:26). And, yes, sometimes with brief moments of silence.

Go perseveringly to the Tabernacle

Go perseveringly to the Tabernacle, either bodily or in your heart, so as to feel safe and calm: but also in order to feel loved… and to love.

I copy some words which a priest wrote for those who followed him in an apostolic enterprise: “When you contemplate the Sacred Host exposed on the altar in the monstrance, think how great is the love, the tenderness of Christ. My way to understand it is by thinking of the love I have for you: if I could be far away, working, and at the same time at the side of each one of you, how gladly I would do it! But Christ really can do it! He loves us with a love that is infinitely greater than the love that all the hearts of the world could hold; and he has stayed with us so that we can join ourselves at any time to his most Sacred Humanity, and so that he can help us, console us, strengthen us, so that we may be faithful.'”

St Josemaria, The Forge

The external signs of love should come from the heart and find expression in the testimony of a christian life. If we have been renewed by receiving our Lord’s body, we should show it. Let us pray that our thoughts be sincere, full of peace, self-giving and service. Let us pray that we be true and clear in what we say — the right thing at the right time — so as to console and help and especially bring God’s light to others. Let us pray that our actions be consistent and effective and right, so that they give off “the good fragrance of Christ,” evoking his way of doing things.

St Josemaria, Christ is Passing

Méditations sur l’Évangile d’aujourd’hui

Évangile selon saint Matthieu, chapitre 9, 27-31

Tandis que Jésus s’en allait, deux aveugles le suivirent, en criant : « Prends pitié de nous, fils de David ! »
Quand il fut entré dans la maison, les aveugles s’approchèrent de lui, et Jésus leur dit : « Croyez-vous que je peux faire cela ? » Ils lui répondirent : « Oui, Seigneur. »
Alors il leur toucha les yeux, en disant : « Que tout se passe pour vous selon votre foi ! »
Leurs yeux s’ouvrirent, et Jésus leur dit avec fermeté : « Attention ! Que personne ne le sache ! » Mais, une fois sortis, ils parlèrent de lui dans toute la région.

Méditation

Jésus vient de guérir une femme gravement malade, et de rendre à la vie la fille d’un des notables de la région. Et voilà, alors qu’il se rend vers la maison qui lui sert de résidence, que deux aveugles se mettent à la suivre, en lui demandant d’avoir pitié d’eux, c’est-à-dire de leur rendre la vue. Jésus les laisse le suivre jusqu’à la maison, et une fois arrivé, il leur pose une question pour qu’ils puissent lui dire qu’ils croient vraiment en lui. Après avoir écouté leur déclaration de foi, Jésus les guérit avec un simple geste, en leur touchant les yeux.

Dans un sens nous sommes nous aussi aveugles. Pas forcément à cause d’un problème avec nos yeux, mais parce que, à cause du péché originel, nous ne sommes plus toujours capables de reconnaître ce qui est bien et ce qui est mal, et même, quand nous distinguons correctement ce qui est bien et ce qui est mal, nous ne choisissons pas toujours de faire ce qui est bien. Cet aveuglement, Jésus est venu nous aider à le corriger. Par sa vie et par ses paroles il nous rend la vue. Il nous rend une juste vision de ce qui est bien et de ce qui est mal, de ce qu’il faut faire et de ce qu’il ne faut pas faire dans notre vie. Mais pour cela il faut avoir la foi. Sans la foi, comment reconnaître en Jésus celui qui est capable de faire ce miracle, de faire que des aveugles puissent voir à nouveau ?

Ensuite, Jésus leur demande de ne pas parler autour d’eux de ce qui vient de se passer. Il est vrai que ce que leur demande Jésus parait presque impossible. Comment deux hommes aveugles, qui viennent de retrouver la vue, pourraient-ils ne pas faire partager leur joie autour d’eux ? Et cependant, ils avaient une grande foi en Jésus pour leur guérison. Jésus ne leur a rien demandé pour les guérir, ne pouvaient-ils pas respecter cette seule consigne qu’il leur a donnée ? Dieu ne donne pas ses grâces sous conditions. Il donne à celui qui lui demande. Apprenons donc à lui rester fidèles, à croire en lui, dans la peine ou dans la joie, dans la tristesse ou l’enthousiasme. Dieu mérite d’avoir la première place dans notre vie. Nous ne pouvons pas nous intéresser à lui, seulement quand il nous semble que nous avons besoin de lui. En réalité, nous avons toujours besoin de lui.

Résolution

Penser à prier, à remercier le Seigneur, quand tout va bien, quand je n’ai rien à lui demander, et lui dire que je suis prêt à faire ce qu’il me demande.

Frère Jean Marie Fornerod, LC

Méditations sur l’Évangile d’aujourd’hui

Lecture de l’Évangile selon saint Luc, chapitre 19, 1-10

Jésus traversait la ville de Jéricho.
Or, il y avait un homme du nom de Zachée ; il était le chef des collecteurs d’impôts, et c’était quelqu’un de riche. Il cherchait à voir qui était Jésus, mais il n’y arrivait pas à cause de la foule, car il était de petite taille. Il courut donc en avant et grimpa sur un sycomore pour voir Jésus qui devait passer par là.
Arrivé à cet endroit, Jésus leva les yeux et l’interpella : « Zachée, descends vite : aujourd’hui il faut que j’aille demeurer dans ta maison. »
Vite, il descendit, et reçut Jésus avec joie.
Voyant cela, tous récriminaient : « Il est allé loger chez un pécheur. »
Mais Zachée, s’avançant, dit au Seigneur : « Voilà, Seigneur : je fais don aux pauvres de la moitié de mes biens, et si j’ai fait du tort à quelqu’un, je vais lui rendre quatre fois plus. » Alors Jésus dit à son sujet : « Aujourd’hui, le salut est arrivé pour cette maison, car lui aussi est un fils d’Abraham. En effet, le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. »

Méditations

Zachée, une « apothéose » d’impiété. Zachée était un personnage odieux. Collaborateur du régime oppresseur, il s’enrichissait sur le peuple opprimé, principalement sur les plus faibles : personnes âgées, jeunes familles… Non seulement il s’était établi dans une vie luxueuse avec de l’argent malhonnête, mais il contribuait, par son comportement, à la corruption du peuple. Ici il ne s’agit pas d’une parabole, mais d’un fait réel, d’ailleurs très courant dans toutes les époques de l’histoire. Notre monde ne connaît-il pas ce sévère clivage entre les puissants et les indigents ? Sous couvert d’activité commerciale légale, les Zachée de tous les temps profitent de la pauvreté des peuples, pour l’exploiter à leur profit.

En-deçà des jugements que je peux avoir sur ce mal, il est utile de porter un regard sur le péché – même, y compris lorsque je m’estime être victime d’une injustice. À partir du moment où j’ai accès et où je jouis des biens de ce monde et de l’argent, qui est leur mesure, j’ai pu toucher à ces unités qui ont couvert des affaires sales, quelque part dans le monde. Le péché est comme l’argent : en vertu du péché originel, nous sommes tous partiellement responsables du péché. L’œuvre de rédemption du Christ démontre par excellence que Jésus, dans son humanité, s’est fait péché, pour mourir au péché et faire renaître le genre humain à la grâce.

Jésus, la pitié de Dieu en personne. Qu’est-ce qui aura éveillé en Zachée la curiosité de rencontrer Jésus lors de son passage par Jéricho ? Deux faits sont certains : premièrement, un jugement sévère de Jésus sur ce vilain pécheur n’aurait pas motivé celui-ci à ouvrir son cœur et à réparer sa faute, mais aurait probablement contribué à le fermer davantage ; deuxièmement, Jésus est la seule autorité morale à tel point irréprochable, qu’il interpelle et secoue la conscience. Jésus, qui n’est pas dupe de la situation morale de Zachée, se montre néanmoins intéressé par ce personnage qui s’est exposé, par sa curiosité, au regard pénétrant du fils du Maître.

L’iniquité de Zachée fait ressortir, par contraste, la puissance de la miséricorde de Jésus. Jésus est mort pour les misérables pécheurs, non pas pour les justes, ni pour les savants, ni pour les médiocres. Expression de la pitié de Dieu, Jésus est venu chercher et sauver ce qui était perdu. Le cœur de Zachée, comme celui de tout homme, a soif de Dieu, comme le cerf a soif d’eau vive (cf. Psaume 41, 2). Ce cœur est le lieu où l’Évangile peut triompher et rompre, de l’intérieur, la carapace que son comportement mauvais a forgée.

L’histoire se répète. D’une part, les prétendus justes, engagés pour la foi ; d’autre part, les prétendus pécheurs, publicains. Le Pharisien et le Publicain dans le Temple ; le frère aîné et le frère cadet dans la parabole du fils prodigue… Où est-ce que je me positionne ? Zachée reçoit Jésus avec joie et, d’un cœur repenti, se résout à restituer l’argent extorqué : lorsque je communie, ai-je un cœur repenti ? Est-ce que je reçois Jésus avec joie ?

Les justes jugent Zachée ; ils jugent Jésus qui est allé demeurer dans sa maison. Saint Paul prononce ce sérieux avertissement : « Et toi, l’homme qui juge ceux qui font de telles choses, et qui les fais toi-même, penses-tu échapper au jugement de Dieu ? Ou bien méprises-tu ses trésors de bonté, de patience et de générosité, en refusant de reconnaître que cette bonté de Dieu te pousse à la conversion ? » (Romains 2, 3-4).

Résolution

Je poursuivrai la lecture du chapitre 2 de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains.

Père Jaroslav de Lobkowicz, LC

Méditation sur le bonheur

Ceux qui sont heureux ne sont pas ceux qui recherchent le plus de richesse, de plaisir et de pouvoir. Ce sont ceux qui savent vivre la sagesse de l’Évangile, et qui ont compris que sans effort, sans sacrifice, il n’y a pas de véritable bonheur possible, tant que nous sommes dans ce monde. C’est l’un des mystères de la condition humaine : à vouloir éviter à tout prix le sacrifice, on se retrouve avec une vie insipide, une vie qui perd son sens. Pour trouver le bonheur, il faut passer par ce qui, en apparence, s’y oppose. Savoir accepter la croix dans notre vie est une condition indispensable pour trouver la paix de l’âme et la véritable joie.

What can a Christian accomplish through meditation?

In meditation a Christian seeks silence so as to experience intimacy with God and to find peace in his presence. He hopes for the sensible experience of his presence, which is an undeserved gift of grace; he does not expect it, however, as the product of a particular technique of meditation. Meditation can be an important aid to faith that strengthens and matures the human person. Nevertheless, techniques of meditation that promise to bring about an experience of God, or even the soul’s union with God, are deceptive. On account of such false promises, many people believe that God has abandoned them just because they do not perceive him. But God cannot be compelled to show up by particular methods. He communicates himself to us whenever and however he wishes