Prière du jour

Merci, Seigneur, de me permettre de commencer ce moment de prière. Mon âme a soif de Toi ! Je m’approche du puits de Ta grâce, je viens puiser cette eau que Tu offres au monde. Sur la Croix, Toi aussi Tu m’as déclaré Ta soif, je viens pour T’offrir l’eau de ma présence et de mon amour. Apprends-moi à Te reconnaître comme mon Seigneur et mon Dieu. Mon Dieu, merci de m’avoir envoyé le Christ, Ton Messie. Apprends-moi à Le reconnaître, à Le suivre, à me laisser guider par Sa voix. Ne permets pas que je Le rabaisse ou L’instrumentalise selon mes intérêts.

Réflexion

Sommes-nous prêts à accepter que la présence de Dieu dans nos vies soit la seule solution qui, sans rien résoudre spécifiquement au quotidien, résolve tout ? Croyons-nous vraiment qu’avec Jésus ressuscité la mort elle-même prend un sens ?

Le diable continue sa lutte mais il a perdu d’avance car l’amour de Dieu est plus fort que notre faiblesse. Désormais une seule chose reste en jeu : notre liberté. Est-ce que je veux d’un Messie qui ne m’apporte rien d’autre que Dieu Lui-même ? Suis-je prêt à renoncer à toutes les idoles qui sont censées m’apporter le bonheur, comme l’argent, la richesse, la popularité, pour ne rechercher que le bonheur qui vient de Dieu ? Jésus n’est pas une présence consolante de plus, Il est Dieu, Il est absolu : tout le reste n’a de sens dans ma vie qu’en relation avec Lui.

En s’incarnant Jésus rend la présence de Dieu toute proche, mais, en même temps, Il nous montre comme nous sommes encore loin de Lui. En contemplant la vie et la mort du Christ nous comprenons que les pensées de Dieu ne sont pas nos pensées, que nous avons encore besoin de conversion pour transformer notre manière d’être. Si Jésus était présent aujourd’hui en chair et en os dans ma maison, quels marchands du temple que j’ai accueillis chasserait-il ? À quelle prostituée que j’ai condamnée pardonnerait-il ? Quel est le prochain qu’il me demanderait d’aimer jusqu’à donner ma vie ?

Message du Saint Père pour le carême 2016

En cette Année sainte, le Pape François souhaite que ce temps de pénitence soit vécu de manière « plus intense » pour célébrer et expérimenter la miséricorde de Dieu, notamment à travers les œuvres corporelles et spirituelles de miséricorde. Le Saint-Père invite à ne « pas laisser passer en vain ce temps de Carême favorable à la conversion ».

http://opusdei.fr/fr-fr/article/message-du-pape-francois-pour-le-careme-en-2016/

 

Prière du jour

Seigneur, que ce carême nous fasse redécouvrir la beauté et la radicalité du don de l’eucharistie. Que nous sachions, par ta grâce, nous approprier pleinement les grâces de conversion qu’elle prodigue, les grâces de guérison dont elle nous console. Ainsi nous saurons dignement rendre grâce à celui qui a « donné sa vie en rançon pour la multitude ».

Lent is a time of penance and conversion

Coming closer to God means being ready to be converted anew, to change direction again, to listen attentively to his inspirations – those holy desires he places in our souls – and to put them into practice. – St Josemaria, The Forge, 32

We are at the beginning of Lent: a time of penance, purification and conversion. It is not an easy program, but then Christianity is not an easy way of life. It is not enough just to be in the Church, letting the years roll by. In our life, in the life of Christians, our first conversion — that unique moment which each of us remembers, when we clearly understood everything the Lord was asking of us — is certainly very significant. But the later conversions are even more important, and they are increasingly demanding. To facilitate the work of grace in these conversions, we need to keep our soul young; we have to call upon our Lord, know how to listen to him and, having found out what has gone wrong, know how to ask his pardon.

“If you call upon me, I will listen to you,” we read in this Sunday’s liturgy. Isn’t it wonderful how God cares for us and is always ready to listen to us — waiting for man to speak? He hears us at all times, but particularly now. Our heart is ready and we have made up our minds to purify ourselves. He hears us and will not disregard the petition of a “humble and contrite heart.”

– St Josemaria, Christ is Passing, 57

Sanctification is the work of a lifetime

Conversion is the task of a moment; sanctification is the work of a lifetime. The divine seed of charity, which God has sown in our souls, wants to grow, to express itself in action, to yield results which continually coincide with what God wants. Therefore, we must be ready to begin again, to find again — in new situations — the light and the stimulus of our first conversion. And that is why we must prepare with a deep examination of conscience, asking our Lord for his help, so that we’ll know him and ourselves better. If we want to be converted again, there’s no other way. – St Josemaria, Christ is Passing, 58, 9

The power of God is made manifest in our weakness and it spurs us on to fight, to battle against our defects, although we know that we will never achieve total victory during our pilgrimage on earth. The Christian life is a continuous beginning again each day. It renews itself over and over. – St Josemaria, Christ is Passing, 114, 2

Forward, no matter what happens! Cling tightly to Our Lord’s hand and remember that God does not lose battles. If you should stray from him for any reason, react with the humility that will lead you to begin again and again; to play the role of the prodigal son every day, and even repeatedly during the 24 hours of the same day; to correct your contrite heart in Confession, which is a real miracle of God’s Love. In this wonderful Sacrament Our Lord cleanses your soul and fills you with joy and strength to prevent you from giving up the fight, and to help you keep returning to God unwearied, when everything seems black. In addition, the Mother of God, who is also our Mother, watches over you with motherly care, guiding your every step. – St Josemaria, Friends of God, 214, 5

Your interior life has to be just that: to begin … and to begin again. – St Josemaria, The Way, 292

 

Prayer of the day

Today is the Feast of the Conversion of St. Paul, Apostle .

Prayer: O God, who taught the whole world through the preaching of the blessed Apostle Paul, draw us, we pray, nearer to you through the example of him whose conversion we celebrate today, and so make us witnesses to your truth in the world. Through our Lord Jesus Christ, your Son, who lives and reigns with you in the unity of the Holy Spirit, one God, for ever and ever. Amen.

 

Prière du jour

Seigneur Jésus, quels sont les endurcissements de mon cœur qui ne te permettent pas d’agir pleinement dans ma vie pour me sauver et me transformer. Quels sont ces endurcissements de mon cœur qui m’empêchent de t’aimer pleinement et d’aimer mon prochain. Ces endurcissements destructeurs sont pour toi une frustration et une tristesse comme ils le sont aussi pour moi. Aide-moi, Seigneur, à me repentir de mes péchés et à me convertir.

Méditations sur l’Évangile d’aujourd’hui

Lecture de l’Évangile selon saint Luc, chapitre 19, 1-10

Jésus traversait la ville de Jéricho.
Or, il y avait un homme du nom de Zachée ; il était le chef des collecteurs d’impôts, et c’était quelqu’un de riche. Il cherchait à voir qui était Jésus, mais il n’y arrivait pas à cause de la foule, car il était de petite taille. Il courut donc en avant et grimpa sur un sycomore pour voir Jésus qui devait passer par là.
Arrivé à cet endroit, Jésus leva les yeux et l’interpella : « Zachée, descends vite : aujourd’hui il faut que j’aille demeurer dans ta maison. »
Vite, il descendit, et reçut Jésus avec joie.
Voyant cela, tous récriminaient : « Il est allé loger chez un pécheur. »
Mais Zachée, s’avançant, dit au Seigneur : « Voilà, Seigneur : je fais don aux pauvres de la moitié de mes biens, et si j’ai fait du tort à quelqu’un, je vais lui rendre quatre fois plus. » Alors Jésus dit à son sujet : « Aujourd’hui, le salut est arrivé pour cette maison, car lui aussi est un fils d’Abraham. En effet, le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. »

Méditations

Zachée, une « apothéose » d’impiété. Zachée était un personnage odieux. Collaborateur du régime oppresseur, il s’enrichissait sur le peuple opprimé, principalement sur les plus faibles : personnes âgées, jeunes familles… Non seulement il s’était établi dans une vie luxueuse avec de l’argent malhonnête, mais il contribuait, par son comportement, à la corruption du peuple. Ici il ne s’agit pas d’une parabole, mais d’un fait réel, d’ailleurs très courant dans toutes les époques de l’histoire. Notre monde ne connaît-il pas ce sévère clivage entre les puissants et les indigents ? Sous couvert d’activité commerciale légale, les Zachée de tous les temps profitent de la pauvreté des peuples, pour l’exploiter à leur profit.

En-deçà des jugements que je peux avoir sur ce mal, il est utile de porter un regard sur le péché – même, y compris lorsque je m’estime être victime d’une injustice. À partir du moment où j’ai accès et où je jouis des biens de ce monde et de l’argent, qui est leur mesure, j’ai pu toucher à ces unités qui ont couvert des affaires sales, quelque part dans le monde. Le péché est comme l’argent : en vertu du péché originel, nous sommes tous partiellement responsables du péché. L’œuvre de rédemption du Christ démontre par excellence que Jésus, dans son humanité, s’est fait péché, pour mourir au péché et faire renaître le genre humain à la grâce.

Jésus, la pitié de Dieu en personne. Qu’est-ce qui aura éveillé en Zachée la curiosité de rencontrer Jésus lors de son passage par Jéricho ? Deux faits sont certains : premièrement, un jugement sévère de Jésus sur ce vilain pécheur n’aurait pas motivé celui-ci à ouvrir son cœur et à réparer sa faute, mais aurait probablement contribué à le fermer davantage ; deuxièmement, Jésus est la seule autorité morale à tel point irréprochable, qu’il interpelle et secoue la conscience. Jésus, qui n’est pas dupe de la situation morale de Zachée, se montre néanmoins intéressé par ce personnage qui s’est exposé, par sa curiosité, au regard pénétrant du fils du Maître.

L’iniquité de Zachée fait ressortir, par contraste, la puissance de la miséricorde de Jésus. Jésus est mort pour les misérables pécheurs, non pas pour les justes, ni pour les savants, ni pour les médiocres. Expression de la pitié de Dieu, Jésus est venu chercher et sauver ce qui était perdu. Le cœur de Zachée, comme celui de tout homme, a soif de Dieu, comme le cerf a soif d’eau vive (cf. Psaume 41, 2). Ce cœur est le lieu où l’Évangile peut triompher et rompre, de l’intérieur, la carapace que son comportement mauvais a forgée.

L’histoire se répète. D’une part, les prétendus justes, engagés pour la foi ; d’autre part, les prétendus pécheurs, publicains. Le Pharisien et le Publicain dans le Temple ; le frère aîné et le frère cadet dans la parabole du fils prodigue… Où est-ce que je me positionne ? Zachée reçoit Jésus avec joie et, d’un cœur repenti, se résout à restituer l’argent extorqué : lorsque je communie, ai-je un cœur repenti ? Est-ce que je reçois Jésus avec joie ?

Les justes jugent Zachée ; ils jugent Jésus qui est allé demeurer dans sa maison. Saint Paul prononce ce sérieux avertissement : « Et toi, l’homme qui juge ceux qui font de telles choses, et qui les fais toi-même, penses-tu échapper au jugement de Dieu ? Ou bien méprises-tu ses trésors de bonté, de patience et de générosité, en refusant de reconnaître que cette bonté de Dieu te pousse à la conversion ? » (Romains 2, 3-4).

Résolution

Je poursuivrai la lecture du chapitre 2 de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains.

Père Jaroslav de Lobkowicz, LC

Invitation à la pénitence

Seigneur, tu m’appelles au repentir, à la reconnaissance de mon état de péché et de ma condition de pécheur. La conversion que tu attends de moi évoque des humiliations, des purifications, des réconciliations, des occasions de réparation, de renoncement à moi-même.