Prière du jour

Tout dépend de ta volonté, Seigneur, et rien ne peut lui résister : c’est Toi qui as fait le ciel et la terre et les merveilles qu’ils contiennent. Tu es le Maître de l’univers. (Est 13, 9. 10-11)

Dans Ton amour inépuisable, Dieu éternel et tout-puissant, tu combles celles et ceux qui t’implorent, bien au-delà de leurs mérites et de leurs désirs ; répands sur nous Ta miséricorde en délivrant notre conscience de ce qui l’inquiète et en donnant plus que nous n’osons demander. Par Jésus Christ, notre Seigneur, qui règne avec Toi, pour les siècles des siècles. Amen.

Le Seigneur est bon pour celles et ceux qui se tournent vers Lui, pour celles et ceux qui le recherchent. (Lm 3, 25)

 

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Pourquoi perdre votre tempérament ?

Sérénité. Pourquoi te mettre en colère, si ta colère offense Dieu, agace ton prochain, te fait passer un mauvais quart d’heure… et si, à la fin, il faut que tu te calmes ? Ce que tu dis, dis-le sur un autre ton, sans irritation ; ton raisonnement y gagnera en force et, surtout, tu n’offenseras pas Dieu. Ne réprimande pas sous le coup de l’indignation de la faute commise. Attends le lendemain, ou plus longtemps encore. Puis, une fois apaisé et ton intention purifiée, ne manque pas de faire ton observation. Tu obtiendras davantage par un mot d’affection qu’en trois heures de dispute. Maîtrise ton tempérament. – St Josémaria, Chemin, 8

Rendez à César ce qui est à César

Dans l’Évangile d’aujourd’hui (Marc 12, 13-17), on retrouve la fameuse phrase de Jésus « Ce qui est à César, rendez-le à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. » Ainsi, on peut comprendre que Jésus nous demande de vivre au milieu du monde, respectant l’autorité légitime, en donnant le témoignage d’une vie chrétienne dans notre milieu de vie. Dieu a donné aux hommes le soin de s’occuper de la création, de la terre et de s’organiser pour construire une société qui contribue au bien commun et au bien de chaque personne. Néanmoins, s’il faut rendre à César ce qui est à César, il faut tout d’abord rendre à Dieu ce qui est à Dieu

Les premiers chrétiens n’ont pas cherché à construire leur propre nation, leur propre pays. Ainsi, il nous faut respecter l’autorité légitime des sociétés dans lesquelles on vit et leurs lois ; tant que celles-ci n’entrent pas en conflit avec la loi divine. Les premiers chrétiens vivaient dans l’empire romain et respectaient ses lois. Mais, quand l’empereur, outrepassant sa légitime autorité d’organisation de la vie sociale, politique et économique, voulut obliger les chrétiens à l’adorer comme un dieu, ils refusèrent, et beaucoup furent martyrisés. Il ne faut pas avoir peur de se tenir debout pour défendre notre foi ; par exemple, en s’opposant à l’euthanasie, à la contraception ou à l’avortement. Ce qui est le plus important, notre foi, notre appartenance au Christ, doit toujours avoir la première place dans notre vie. Notre âme a plus de prix que tous les trésors de la terre, c’est à Dieu qu’il faut la confier, et à personne d’autre.

Le Royaume de Dieu n’est pas un royaume dans le sens terrestre. Il s’agit plutôt du Seigneur Jésus qui vient régner dans nos cœurs. Demandons-lui, encore une fois, de venir régner dans nos cœurs ainsi que la force et le courage de modeler nos vies à son image afin qu’elles soient des signes qu’on lui donne la première place. Il faut lui donner la première place dans tous les aspects de nos vies. C’est ainsi que le Royaume de Dieu peut s’établir sur Terre.

Ceci étant dit, il ne faut pas comprendre dans ce message selon l’optique moderne où la politique doit s’occuper de la vie publique et que la religion est reléguée à une dimension strictement privée. Le Royaume de Dieu n’est pas une réalité parmi d’autres réalités puisque Dieu est Dieu, tout ce qui est vient de Dieu ; Il transcende l’ensemble de sa Création. Dieu est la source la plus profonde de tout ce qui existe dans la vie. Ne persond pas de vue que toutes les qualités et les talents que nous possédons sont des dons de l’Esprit Saint.

Réflexions sur la Pentecôte

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La Pentecôte (Duccio di Buoninsegna, 1308-1311)

L’esprit du Seigneur remplit l’univers, et lui qui englobe toutes choses, sait se faire comprendre des hommes et des femmes de toutes langues, alléluia (Sg 1, 7)

Les disciples furent remplis de l’Esprit Saint, pour aller proclamer les merveilles de Dieu, alléluia (Ac 2, 4.11)

Qu’est-ce que la Pentecôte ? C’est le 50e jour après la Résurrection où Jésus glorifié répandit en abondance sont Esprit et se révéla, de façon manifeste, comme étant une des personnes divines de la Sainte Trinité. La mission du Christ et de l’Esprit devinrent la mission de l’Église qui est envoyée pour proclamer le Bonne Nouvelle.

Le jour de la Pentecôte (au terme des sept semaines pascales), la Pâque du Christ s’accomplit dans l’effusion de l’Esprit Saint qui est manifesté, donné et communiqué comme Personne divine : de sa Plénitude, le Christ, Seigneur, répand à profusion l’Esprit (cf Ac 2, 33-36). (CCC 731)

En ce jour est pleinement révélée la Trinité Sainte. Depuis ce jour, le Royaume annoncé par le Christ est ouvert à ceux et celles qui croient en Lui : dans l’humilité de la chair et dans la foi, ils et elles participent déjà à la communion de la Trinité Sainte. Par sa venue, et elle ne cesse pas, l’Esprit Saint fait entrer dans le monde dans les “derniers temps”, le temps de l’Église, le Royaume déjà hérité, mais pas encore consommé. (CCC 732)

La Pentecôte, c’est la fin du temps de Pâques et le début du temps ordinaire. Ceci dit, il ne faut pas oublier ce que commémore cette fête : la descente du Saint Esprit au Cénacle où étaient rassemblés des apôtres de toutes les nations. Ainsi, à chaque Pentecôte nous réactualisons cette descente de l’Esprit Saint dans le monde sur nous tous, puisque nous sommes toutes et tous appelé(e)s à être des apôtres du Christ dans le monde dans lequel on vit, peu importe notre état. En effet, la Pentecôte n’est pas seulement une commémoration de la descente du Saint Esprit au Cénacle, mais aussi la complétion de l’œuvre de rédemption, la plénitude de la grâce pour l’Église et ses enfants ainsi que le don de la Foi pour toutes les nations.

Le monde a besoin d’hommes et de femmes qui ne soient pas fermés sur eux-mêmes, mais remplis de l’Esprit Saint […] Le monde a besoin du courage, de l’espérance, de la foi et de la persévérance des disciples du Christ. Le monde a besoin des fruits de l’Esprit Saint : « amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité, douceur et maîtrise de soi » (Gal 5, 22). Le don de l’Esprit Saint a été accordé en abondance à l’Église et à chacun et chacune de nous, pour que nous puissions vivre avec une foi authentique et une charité active, pour que nous puissions répandre les semences de la réconciliation et de la paix. (le pape François, durant son homélie de la célébration eucharistique de la Pentecôte en 2015)

Tel que le rappelle le Saint Père, l’Esprit Saint est notre motivateur qui nous renforce dans notre mission comme disciples du Christ et qui nous rend capables de vivre cette mission avec courage et enthousiasme.

Ainsi la mission de l’Église ne s’ajoute pas à celle du Christ et de l’Esprit Saint, mais elle en est le sacrement : par tout son être et dans tous ses membres elle est envoyée pour annoncer et témoigner, actualiser et répandre le mystère de la communion de la Sainte Trinité. (CCC 738)

Maintenant, c’est à nôtre tour, rempli(e)s des dons du Saint Esprit, d’être des témoins de cette mission. Cela ne signifie pas seulement de parler de Jésus, mais bien de rendre sa vie conforme à celle du Christ pour être des témoins vivants, de par nos actions, nos intentions et nos dispositions, du message du Christ et pour bâtir son Royaume et son Corps.

Nous avons vu la vraie Lumière, nous avons reçu l’Esprit céleste, nous avons trouvé la vraie Foi : nous adorons la Trinité indivisible car c’est elle qui nous a sauvés. (Liturgie byzantine, Tropaire des vêpres de Pentecôte)

Alléluia ! Alléluia !

Pentecôte

Le jour de la Pentecôte, ils étaient tous ensemble dans le même lieu. Tout à coup il vint du ciel un bruit comme celui d’un vent impétueux, et il remplit toute la maison où ils étaient assis. Des langues, semblables à des langues de feu, leur apparurent, séparées les unes des autres, et se posèrent sur chacun d’eux. Et ils furent remplis du Saint Esprit, et se mirent à parler en d’autres langues, selon que l’Esprit leur donnait de s’exprimer. Or, il y avait en séjour à Jérusalem des Juifs, hommes pieux, de toutes les nations qui sont sous le ciel. – Actes 2, 1-5.