La charité du Christ doit te pousser

« Tu as besoin de vie intérieure et de formation doctrinale. Sois exigeant avec toi-même ! Toi, qui es un homme chrétien, une femme chrétienne, tu dois être le sel de la terre et la lumière du monde, parce que tu as l’obligation de donner le bon exemple d’une sainte imprudence. La charité du Christ doit te pousser avec urgence. Et si tu te sens, si tu te sais un autre Christ depuis le moment où tu Lui as dit que tu Le suivais, tu ne vas pas te séparer de tes semblables, tes parents, tes amis, tes collègues, tout comme l’on ne peut séparer le sel de l’aliment qu’il assaisonne. Ta vie intérieure et ta formation comportent la piété et le jugement que toi posséder un enfant de Dieu, pour que sa présence active puisse relever toute chose. Prie le Seigneur pour que tu sois toujours une épice dans la vie des autres. » – St Josémaria, La Forge, 450

« Le chrétien ne peut se contenter de s’arrêter à ses problèmes personnels, car il doit vivre en rapport avec l’Église universelle, en pensant au salut de toutes les âmes.

 

Ainsi, même les affaires que nous pourrions considérer comme les plus intimes et privées, le souci de notre progrès intérieur, ne nous sont pas personnelles, car la sanctification forme un tout indissociable avec l’apostolat. Nous devons lutter dans notre vie intérieure pour développer en nous les vertus chrétiennes, en pensant au bien de toute l’Église, car nous ne pourrions pas faire le bien et faire connaître le Christ s’il n’y avait en nous un effort sincère pour incarner pratiquement dans notre vie l’enseignement de l’Évangile.

 

Si nous sommes imprégnés de cet esprit, nos prières, même lorsqu’elles commencent par des sujets et des propos en apparence personnels, finissent toujours par s’orienter vers le service des autres. Et si nous cheminons la main dans la main avec la Sainte Vierge, Elle nous fera ressentir notre fraternité avec tous les hommes, car nous sommes tous les enfants de ce Dieu dont Elle est Fille, Épouse et Mère.

 

Il faut que les problèmes des autres soient nos problèmes ; la fraternité chrétienne doit être profondément ancrée dans nos âmes, de sorte que personne ne nous soit indifférent. Marie, la Mère de Jésus, qui l’a nourri, élevé et accompagné durant sa vie sur terre, et qui maintenant se trouve à ses côtés au Ciel, nous aidera à reconnaître ce Jésus qui passe à côté de nous, et qui se présente à travers les besoin de nos frères les hommes. » – St Josémaria, Quand le Christ passe, 145

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Réflexions sur l’Eucharistie

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Exposition du Saint Sacrement à la Cathédrale Notre Dame de Strasbourg lors de fa Fête-Dieu, 2 juin 2013, par Ctruongngoc, CC-BY-SA 3.0

En cette fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ, également appelée Fête-Dieu, je voudrais vous partager le texte ci-dessous à propos de la présence réelle du Christ dans l’Eucharistie. Je crois que c’est un bon temps et une bonne lecture pour se rappeler que le Christ est vraiment vivant dans le pain offert lors de la communion à chaque messe. Il ne faut pas seulement s’y rendre par habitude ou parce que les autres le font. Il faut vraiment se rendre compte que nous nous trouvons alors devant le Christ lui-même et avoir la plus grande des révérences. Une fois, j’ai lu qu’un mormon a dit à un catholique : “Si je croyais vraiment que Dieu était présent physiquement en chair dans l’espèce du pain comme les catholiques, je me prosternerais aussitôt au sol devant Lui.” Trop de catholiques, de nos jours, se rendent à la communion sans réaliser ce qu’ils font. On en voit même mâcher de la gomme… Pour l’Église catholique, la communion n’est pas simplement un symbole fait en mémoire de Jésus comme chez certaines Églises protestantes. Nous croyons que le Christ est réellement et substantiellement présent en corps, en sang, en âme et en divinité. Donnons-lui la révérence qu’Il mérite pour nous avoir tous sauvés ! Il s’offre complètement à nous si gratuitement.

Merveilleuse présence eucharistique

“Il est grand le mystère de la Foi”, proclame le prêtre à la messe à la suite du récit de l’Institution de l’Eucharistie. Ce mystère d’une présence, où se vit le merveilleux échange, entre Christ et nous, de son corps et de son sang, est un trésor qui doit être sans cesse redécouvert.

Une présence active

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Fraction du pain, 31 mars 2005, par  G. Sfasie, GNU 1.2

L’action liturgique rend en effet présent le Christ ressuscité sous quatre modes principaux. Il est présent dans l’assemblée en prière : “Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux.” (Mathieu 18, 20) Il est présent dans sa Parole qui nous révèle le Père. Il est présent dans la personne du ministre qui agit en son nom. Enfin, il est “présent […], au plus haut point, sous les espèces eucharistiques” (document conciliaire Sacrosanctum Concilium, no 7).

Ces quatre modes de présence sont porteurs d’une paix qui est une vraie nourriture pour l’âme. Cette diversité ne doit toutefois pas nous faire oublier que le Christ se manifeste aussi chez les pauvres, les malades, les prisonniers, les exclus : “Chaque fois que vous l’avez fait à l’un ce ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.” (Mathieu 25, 40)

Toutes ces présences du Christ sont réelles, mais celle qui se réalise sous les espèces du pain et du vin, qu’on appelle “la présence réelle”, mérite notre attention, car elle rend le Christ présent “au plus haut point”. Ce dernier mode de présence est unique. Au concile de Trente, l’Église a défini que dans le sacrement de l’Eucharistie sont contenus, réellement et substantiellement, le corps, le sang, l’âme et la divinité du Christ tout entier.

Corps et Sang du Christ

Une procession du Saint-Sacrement durant le premier Congrès annuel eucharistique du Sud-Est à Charlotte en Caroline du Nord aux États-Unis, 24 septembre 2005, par Fennec, domaine public

Comment s’opère cette conversion du pain et du vin au Corps et au Sang du Christ ? Par l’efficacité de sa Parole et par l’action de l’Esprit Saint, répondirent très tôt les Pères de l’Église, comme saint Jean Chrysostome : “Ce n’est pas l’homme qui fait que les choses offertes deviennent Corps et Sang du Christ, mais le Christ lui-même qui a été crucifié pour nous. Le prêtre, figure du Christ, prononce ces paroles, mais leur efficacité et la grâce sont de Dieu. Ceci est mon Corps, dit-il. Cette parole transforme les choses offertes.” (Cité dans le Catéchisme de l’Église catholique, no 1375)

Cette manière si particulière pour le Christ d’être présent aux siens a été souvent contestée, et cela même du temps de Jésus. Après avoir dit qu’Il est le pain vivant descendu du ciel et que sa chair est une vraie nourriture pour la vie éternelle, certains de ses disciples protestèrent : “Cette parole est rude ! Qui peut l’entendre ?” (Jean 6, 60) Les sens dévoilent une chose, la foi en affirme une autre.

Nous participons au sacrement de l’Eucharistie comme si nous étions devant le Christ lui-même, affirme saint Jean-Paul II dans son encyclique L’Église vit de l’Eucharistie. Elle “est vraiment un coin du ciel qui s’ouvre sur la terre !” (no 19) Il ne faut jamais s’habituer à une telle manifestation d’amour d’un Dieu qui a voulu rester présent de cette manière si admirable.

Le Christ a donné sa présence sacramentelle avant qu’il ne quitte les siens. En s’offrant sur la Croix, il a laissé le mémorial de son amour. Il reste toujours au milieu de nous dans sa présence eucharistique parce qu’elle est celle de son Corps glorieux, transformé par l’Esprit, au-delà du temps et de l’espace.

Texte rédigé par Jacques Gauthier et tiré du Prions en Église, édition dominicale canadienne, Vol 81, No 24, du 18 juin 2017.

Pentecôte

Le jour de la Pentecôte, ils étaient tous ensemble dans le même lieu. Tout à coup il vint du ciel un bruit comme celui d’un vent impétueux, et il remplit toute la maison où ils étaient assis. Des langues, semblables à des langues de feu, leur apparurent, séparées les unes des autres, et se posèrent sur chacun d’eux. Et ils furent remplis du Saint Esprit, et se mirent à parler en d’autres langues, selon que l’Esprit leur donnait de s’exprimer. Or, il y avait en séjour à Jérusalem des Juifs, hommes pieux, de toutes les nations qui sont sous le ciel. – Actes 2, 1-5.

Message du Saint Père pour le carême 2016

En cette Année sainte, le Pape François souhaite que ce temps de pénitence soit vécu de manière « plus intense » pour célébrer et expérimenter la miséricorde de Dieu, notamment à travers les œuvres corporelles et spirituelles de miséricorde. Le Saint-Père invite à ne « pas laisser passer en vain ce temps de Carême favorable à la conversion ».

http://opusdei.fr/fr-fr/article/message-du-pape-francois-pour-le-careme-en-2016/

 

Patience

The man who knows how to be strong will not be in a hurry to receive the reward of his virtue. He is patient. Indeed it is fortitude that teaches us to appreciate the human and divine virtue of patience. ‘“By your patience you will gain possession of your souls.” (Luke 21:19) The possession of the soul is attributed to patience, which in effect is the root and guardian of all the virtues. We secure possession of our souls through patience, for, by learning to have dominion over ourselves, we begin to possess that which we are.’ And it is this very patience that moves us to be understanding with others, for we are convinced that souls, like good wine, improve with time.

We have to be strong and patient and, therefore, calm and composed, but not with the composure of the man who buys his own tranquility at the expense of ignoring his brothers or neglecting the great task (which falls to us all) of tirelessly spreading good throughout the world. We can keep calm because there is always forgiveness and because there is a solution for everything, except death; and for the children of God, death is life. We must try to keep our peace, even if only so as to act intelligently, since the man who remains calm is able to think, to study the pros and cons, to examine judiciously the outcome of the actions he is about to undertake. He then plays his part calmly and decisively.

– St Josemaria, Friends of God, 78-79

Text of St Josemaria

Wherever we may be, Our Lord urges us to be vigilant. His plea should lead us to hope more strongly in our desires for holiness and to translate them into deeds. “Give me your heart, my son” (Prov 23:26), he seems to whisper in our ear. Stop building castles in the air. Make up your mind to open your soul to God, for only in Our Lord will you find a real basis for your hope and for doing good to others. If we don’t fight against ourselves; if we don’t rebuff once and for all the enemies lodged within our interior fortress — pride, envy, the concupiscence of the flesh and of the eyes, self‑sufficiency, and the wild craving for licentiousness; if we abandon this inner struggle, our noblest ideals will wither “like the bloom on the grass; and when the scorching sun comes up the grass withers, and the bloom falls, and all its fair show dies away”. Then, all you need is a tiny crevice and discouragement and gloom will creep in, like encroaching poisonous weeds.

Jesus is not satisfied with a wavering assent. He expects, and has a right to expect, that we advance resolutely, unyielding in the face of difficulties. He demands that we take firm, specific steps; because, as a rule, general resolutions are just fallacious illusions, created to silence the divine call which sounds within our hearts. They produce a futile flame that neither burns nor gives warmth, but dies out as suddenly as it began.

You will convince me that you sincerely want to achieve your goals when I see you go forward unwaveringly. Do good and keep reviewing your basic attitudes to the jobs that occupy you each moment. Practice the virtue of justice, right where you are, in your normal surroundings, even though you may end up exhausted. Foster happiness among those around you by cheerfully serving the people you work with and by striving to carry out your job as perfectly as you can, showing understanding, smiling, having a Christian approach to life. And do everything for God, thinking of his glory, with your sights set high and longing for the definitive homeland, because there is no other goal worthwhile.

– St Josemaria, Friends of God, 211

Méditations sur l’Évangile d’aujourd’hui

Évangile selon saint Luc, chapitre 9, 22-25

Jésus disait à ses disciples : « Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les chefs des prêtres et les scribes, qu’il soit tué, et que, le troisième jour, il ressuscite. »
Il disait aussi à la foule : « Celui qui veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix chaque jour, et qu’il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie pour moi la sauvera. Quel avantage un homme aura-t-il à gagner le monde entier, si c’est en se perdant lui-même et en le payant de sa propre existence ? »

Méditations

C’est un passage qu’on n’aime pas écouter très souvent ou qu’on lit rapidement : pourtant il est d’une grande richesse. On voit comment Jésus cherche à préparer ses apôtres. Il vient de rassasier une foule entière en multipliant cinq pains et deux poissons. Il montre sa toute-puissance par les nombreux miracles qu’il fait. Les foules sont attirées par lui et ses apôtres sont subjugués. Pierre vient de proclamer que Jésus est le « Christ de Dieu » (Lc 9, 20) quelques versets plus hauts. C’est une proclamation de foi, mais encore une déclaration de foi très humaine. Comment ne pas croire en celui qui fait tant de prodiges ! C’est la déclaration de foi de l’Église naissante. Toutes deux sont en germe. Comme il est dur à l’homme de continuer à croire en la divinité du Christ, quand celui-ci s’abaisse autant ! Quelle contradiction pour les apôtres : tant de miracles, tant de pouvoir, tant de succès, pour finir par un tel échec et une telle impuissance ! Jésus veut les prévenir, leur montrer sa souveraineté, même dans la Passion. Il est Roi et Fils de Dieu dans l’éclat de sa transfiguration comme dans sa Passion, mais cela, seule une foi profonde peut le proclamer. Jésus accueille la première déclaration de foi de son Église et lui présente la plénitude de cette déclaration, lors de sa Passion et de sa Résurrection.

Jésus poursuit en unissant tout chrétien à sa vie. C’est lui qui a choisi de régner, de sauver et de manifester son amour de cette façon et il nous invite à faire de même. Cette façon de faire est un mystère, qu’on n’aura jamais fini de comprendre mais que, pourtant, on expérimente dans notre vie. Suivre le Christ demande des renoncements, demande d’aller à contre-courant, demande d’accepter sa propre condition humaine dans toutes ses limites, comme lui l’a acceptée. C’est important qu’en tant que chrétiens nous soyons conscients que notre amour, à l’image de notre foi, passera par la souffrance et le doute pour arriver à sa plénitude. On peut se demander : de quelle façon ma foi influence-t-elle les décisions que je prends dans ma vie ? Le livre du Deutéronome, dans la lecture du jour, dit : « Je te propose aujourd’hui de choisir ou bien la vie et le bonheur, ou bien la mort et le malheur (…) choisis donc la vie, pour que vous viviez toi et ta descendance, en aimant le Seigneur ton Dieu ».
Il y a un choix à faire et Jésus nous prévient que ce choix n’est pas facile, mais qu’il en vaut la peine : après sa Passion il y a sa résurrection, au-delà de notre croix, il y a la vie éternelle. Comment faire ce bon choix et comment avoir la force de vivre ainsi ? Le livre du Deutéronome nous parle d’amour envers Dieu : « Aime le Seigneur ton Dieu ». Seul le dynamisme de l’amour nous pousse à renoncer à nous-mêmes pour celui qu’on aime. Demandons à l’Esprit Saint qu’il nous envahisse de cet amour.

Jeanne Mendras, consacrée de Regnum Christi