Prière du jour

Tout dépend de ta volonté, Seigneur, et rien ne peut lui résister : c’est Toi qui as fait le ciel et la terre et les merveilles qu’ils contiennent. Tu es le Maître de l’univers. (Est 13, 9. 10-11)

Dans Ton amour inépuisable, Dieu éternel et tout-puissant, tu combles celles et ceux qui t’implorent, bien au-delà de leurs mérites et de leurs désirs ; répands sur nous Ta miséricorde en délivrant notre conscience de ce qui l’inquiète et en donnant plus que nous n’osons demander. Par Jésus Christ, notre Seigneur, qui règne avec Toi, pour les siècles des siècles. Amen.

Le Seigneur est bon pour celles et ceux qui se tournent vers Lui, pour celles et ceux qui le recherchent. (Lm 3, 25)

 

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Réflexions sur la Pentecôte

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La Pentecôte (Duccio di Buoninsegna, 1308-1311)

L’esprit du Seigneur remplit l’univers, et lui qui englobe toutes choses, sait se faire comprendre des hommes et des femmes de toutes langues, alléluia (Sg 1, 7)

Les disciples furent remplis de l’Esprit Saint, pour aller proclamer les merveilles de Dieu, alléluia (Ac 2, 4.11)

Qu’est-ce que la Pentecôte ? C’est le 50e jour après la Résurrection où Jésus glorifié répandit en abondance sont Esprit et se révéla, de façon manifeste, comme étant une des personnes divines de la Sainte Trinité. La mission du Christ et de l’Esprit devinrent la mission de l’Église qui est envoyée pour proclamer le Bonne Nouvelle.

Le jour de la Pentecôte (au terme des sept semaines pascales), la Pâque du Christ s’accomplit dans l’effusion de l’Esprit Saint qui est manifesté, donné et communiqué comme Personne divine : de sa Plénitude, le Christ, Seigneur, répand à profusion l’Esprit (cf Ac 2, 33-36). (CCC 731)

En ce jour est pleinement révélée la Trinité Sainte. Depuis ce jour, le Royaume annoncé par le Christ est ouvert à ceux et celles qui croient en Lui : dans l’humilité de la chair et dans la foi, ils et elles participent déjà à la communion de la Trinité Sainte. Par sa venue, et elle ne cesse pas, l’Esprit Saint fait entrer dans le monde dans les “derniers temps”, le temps de l’Église, le Royaume déjà hérité, mais pas encore consommé. (CCC 732)

La Pentecôte, c’est la fin du temps de Pâques et le début du temps ordinaire. Ceci dit, il ne faut pas oublier ce que commémore cette fête : la descente du Saint Esprit au Cénacle où étaient rassemblés des apôtres de toutes les nations. Ainsi, à chaque Pentecôte nous réactualisons cette descente de l’Esprit Saint dans le monde sur nous tous, puisque nous sommes toutes et tous appelé(e)s à être des apôtres du Christ dans le monde dans lequel on vit, peu importe notre état. En effet, la Pentecôte n’est pas seulement une commémoration de la descente du Saint Esprit au Cénacle, mais aussi la complétion de l’œuvre de rédemption, la plénitude de la grâce pour l’Église et ses enfants ainsi que le don de la Foi pour toutes les nations.

Le monde a besoin d’hommes et de femmes qui ne soient pas fermés sur eux-mêmes, mais remplis de l’Esprit Saint […] Le monde a besoin du courage, de l’espérance, de la foi et de la persévérance des disciples du Christ. Le monde a besoin des fruits de l’Esprit Saint : « amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité, douceur et maîtrise de soi » (Gal 5, 22). Le don de l’Esprit Saint a été accordé en abondance à l’Église et à chacun et chacune de nous, pour que nous puissions vivre avec une foi authentique et une charité active, pour que nous puissions répandre les semences de la réconciliation et de la paix. (le pape François, durant son homélie de la célébration eucharistique de la Pentecôte en 2015)

Tel que le rappelle le Saint Père, l’Esprit Saint est notre motivateur qui nous renforce dans notre mission comme disciples du Christ et qui nous rend capables de vivre cette mission avec courage et enthousiasme.

Ainsi la mission de l’Église ne s’ajoute pas à celle du Christ et de l’Esprit Saint, mais elle en est le sacrement : par tout son être et dans tous ses membres elle est envoyée pour annoncer et témoigner, actualiser et répandre le mystère de la communion de la Sainte Trinité. (CCC 738)

Maintenant, c’est à nôtre tour, rempli(e)s des dons du Saint Esprit, d’être des témoins de cette mission. Cela ne signifie pas seulement de parler de Jésus, mais bien de rendre sa vie conforme à celle du Christ pour être des témoins vivants, de par nos actions, nos intentions et nos dispositions, du message du Christ et pour bâtir son Royaume et son Corps.

Nous avons vu la vraie Lumière, nous avons reçu l’Esprit céleste, nous avons trouvé la vraie Foi : nous adorons la Trinité indivisible car c’est elle qui nous a sauvés. (Liturgie byzantine, Tropaire des vêpres de Pentecôte)

Alléluia ! Alléluia !

Pentecôte

Le jour de la Pentecôte, ils étaient tous ensemble dans le même lieu. Tout à coup il vint du ciel un bruit comme celui d’un vent impétueux, et il remplit toute la maison où ils étaient assis. Des langues, semblables à des langues de feu, leur apparurent, séparées les unes des autres, et se posèrent sur chacun d’eux. Et ils furent remplis du Saint Esprit, et se mirent à parler en d’autres langues, selon que l’Esprit leur donnait de s’exprimer. Or, il y avait en séjour à Jérusalem des Juifs, hommes pieux, de toutes les nations qui sont sous le ciel. – Actes 2, 1-5.

Love

Love is patient, love is kind. It does not envy, it does not boast, it is not proud. 5 It does not dishonor others, it is not self-seeking, it is not easily angered, it keeps no record of wrongs. 6 Love does not delight in evil but rejoices with the truth. 7 It always protects, always trusts, always hopes, always perseveres. 8 Love never fails. But where there are prophecies, they will cease; where there are tongues, they will be stilled; where there is knowledge, it will pass away. 1 Corinthians 13:4-8

Psaumes du jour

Ps 50 (51), 3-4, 12-13, 18-19
Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,
selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
Lave-moi tout entier de ma faute,
purifie-moi de mon offense.

Crée en moi un coeur pur, ô mon Dieu,
renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.
Ne me chasse pas loin de ta face,
ne me reprends pas ton esprit saint.

Si j’offre un sacrifice, tu n’en veux pas,
tu n’acceptes pas d’holocauste.
Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ;
tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un coeur brisé et broyé.

Méditations sur l’Évangile d’aujourd’hui

Évangile selon saint Luc, chapitre 9, 22-25

Jésus disait à ses disciples : « Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les chefs des prêtres et les scribes, qu’il soit tué, et que, le troisième jour, il ressuscite. »
Il disait aussi à la foule : « Celui qui veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix chaque jour, et qu’il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie pour moi la sauvera. Quel avantage un homme aura-t-il à gagner le monde entier, si c’est en se perdant lui-même et en le payant de sa propre existence ? »

Méditations

C’est un passage qu’on n’aime pas écouter très souvent ou qu’on lit rapidement : pourtant il est d’une grande richesse. On voit comment Jésus cherche à préparer ses apôtres. Il vient de rassasier une foule entière en multipliant cinq pains et deux poissons. Il montre sa toute-puissance par les nombreux miracles qu’il fait. Les foules sont attirées par lui et ses apôtres sont subjugués. Pierre vient de proclamer que Jésus est le « Christ de Dieu » (Lc 9, 20) quelques versets plus hauts. C’est une proclamation de foi, mais encore une déclaration de foi très humaine. Comment ne pas croire en celui qui fait tant de prodiges ! C’est la déclaration de foi de l’Église naissante. Toutes deux sont en germe. Comme il est dur à l’homme de continuer à croire en la divinité du Christ, quand celui-ci s’abaisse autant ! Quelle contradiction pour les apôtres : tant de miracles, tant de pouvoir, tant de succès, pour finir par un tel échec et une telle impuissance ! Jésus veut les prévenir, leur montrer sa souveraineté, même dans la Passion. Il est Roi et Fils de Dieu dans l’éclat de sa transfiguration comme dans sa Passion, mais cela, seule une foi profonde peut le proclamer. Jésus accueille la première déclaration de foi de son Église et lui présente la plénitude de cette déclaration, lors de sa Passion et de sa Résurrection.

Jésus poursuit en unissant tout chrétien à sa vie. C’est lui qui a choisi de régner, de sauver et de manifester son amour de cette façon et il nous invite à faire de même. Cette façon de faire est un mystère, qu’on n’aura jamais fini de comprendre mais que, pourtant, on expérimente dans notre vie. Suivre le Christ demande des renoncements, demande d’aller à contre-courant, demande d’accepter sa propre condition humaine dans toutes ses limites, comme lui l’a acceptée. C’est important qu’en tant que chrétiens nous soyons conscients que notre amour, à l’image de notre foi, passera par la souffrance et le doute pour arriver à sa plénitude. On peut se demander : de quelle façon ma foi influence-t-elle les décisions que je prends dans ma vie ? Le livre du Deutéronome, dans la lecture du jour, dit : « Je te propose aujourd’hui de choisir ou bien la vie et le bonheur, ou bien la mort et le malheur (…) choisis donc la vie, pour que vous viviez toi et ta descendance, en aimant le Seigneur ton Dieu ».
Il y a un choix à faire et Jésus nous prévient que ce choix n’est pas facile, mais qu’il en vaut la peine : après sa Passion il y a sa résurrection, au-delà de notre croix, il y a la vie éternelle. Comment faire ce bon choix et comment avoir la force de vivre ainsi ? Le livre du Deutéronome nous parle d’amour envers Dieu : « Aime le Seigneur ton Dieu ». Seul le dynamisme de l’amour nous pousse à renoncer à nous-mêmes pour celui qu’on aime. Demandons à l’Esprit Saint qu’il nous envahisse de cet amour.

Jeanne Mendras, consacrée de Regnum Christi