Méditations sur l’Évangile d’aujourd’hui

Lecture de l’Évangile selon saint Marc

On envoya à Jésus des pharisiens et des partisans d’Hérode pour lui tendre un piège en le faisant parler, et ceux-ci vinrent lui dire : « Maître, nous le savons : tu es toujours vrai ; tu ne te laisses influencer par personne, car ce n’est pas selon l’apparence que tu considères les gens, mais tu enseignes le chemin de Dieu selon la vérité. Est-il permis, oui ou non, de payer l’impôt à César, l’empereur ? Devons-nous payer, oui ou non ? »
Mais lui, sachant leur hypocrisie, leur dit : « Pourquoi voulez-vous me mettre à l’épreuve ? Faites-moi voir une pièce d’argent. »
Ils en apportèrent une, et Jésus leur dit : « Cette effigie et cette inscription, de qui sont-elles ? » « De César », répondent-ils.
Jésus leur dit : « Ce qui est à César, rendez-le à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. » Et ils étaient remplis d’étonnement à son sujet.

Méditations

Dans cette scène, nous retrouvons les adversaires de Jésus, qui viennent lui tendre un nouveau piège pour pouvoir le condamner. Cette fois-ci ils veulent lui faire dire une parole contre l’occupant romain, pour pouvoir ensuite le dénoncer et qu’il soit condamné. Dans leur hypocrisie, ils commencent donc par le flatter, tout en lui rappelant qu’il ne doit pas se laisser influencer et qu’il faut qu’il parle dans la vérité. Ils voulaient sans doute l’inciter à ne pas avoir peur de prendre position contre les romains, afin qu’ils puissent obtenir ce qu’ils voulaient.

Mais Jésus, qui lit dans leurs pensées, échappe à leur piège, tout en nous instruisant sur la question que posent les pharisiens. Question qui, en elle-même, est légitime. Dieu a donné aux hommes le soin de s’occuper de la création, de la terre, et de s’organiser pour construire une société qui contribue au bien commun et au bien de chaque personne. Et, de fait, les premiers chrétiens n’ont pas cherché à construire leur propre nation, leur propre pays. Jésus nous demande de vivre au milieu du monde, respectant l’autorité légitime, en donnant le témoignage d’une vie chrétienne dans notre milieu de vie.

S’il faut rendre à César ce qui est à César, il faut tout d’abord rendre à Dieu ce qui est à Dieu. Les premiers chrétiens vivaient dans l’empire romain et respectaient ses lois. Mais, quand l’empereur, outrepassant sa légitime autorité d’organisation de la vie sociale, politique et économique, voulut obliger les chrétiens à l’adorer comme un dieu, ils refusèrent, et beaucoup furent martyrisés. Ce qui est le plus important, notre foi, notre appartenance au Christ, doit toujours avoir la première place dans notre vie. Notre âme a plus de prix que tous les trésors de la terre, c’est à Dieu qu’il faut la confier, et à personne d’autre.

Frère Jean Marie Fornerod, LC

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