Méditations sur la liturgie d’aujourd’hui

Lecture de l’Ancien Testament

« C’est présenter de multiples offrandes que d’observer la Loi ; c’est offrir un sacrifice de communion que de s’attacher aux commandements. C’est apporter une offrande de fleur de farine que de se montrer reconnaissant ; c’est présenter un sacrifice de louange que de faire l’aumône. On obtient la bienveillance du Seigneur en se détournant du mal ; on offre un sacrifice d’expiation en se détournant de l’injustice. Ne te montre pas les mains vides en présence du Seigneur. Accomplis tout cela parce que tel est son commandement. L’offrande de l’homme juste est comme la graisse des sacrifices sur l’autel, son agréable odeur s’élève devant le Très-Haut. Le sacrifice de l’homme juste est agréé par Dieu ; la partie de l’offrande brûlée en mémorial ne sera pas oubliée. Rends gloire au Seigneur sans être regardant : ne réduis pas les prémices du travail de tes mains. Chaque fois que tu fais un don, montre un visage joyeux ; consacre de bon coeur à Dieu le dixième de ce que tu gagnes. Donne au Très-Haut selon ce qu’il te donne, sans être regardant, selon tes ressources. Car le Seigneur est celui qui paye de retour ; il te payera de retour sept fois plus que tu n’auras donné. N’essaye pas de l’influencer par des présents, il ne les acceptera pas ; ne mets pas ta confiance dans un sacrifice injuste. Car le Seigneur est un juge qui ne fait pas de différence entre les hommes. » (Si 35, 1-12)

Lecture de l’Évangile

« Pierre se mit à dire à Jésus : “Voici que nous avons tout quitté pour te suivre.” Jésus déclara : “Amen, je vous le dis : nul n’aura quitté, à cause de moi et de l’Évangile, une maison, des frères, des sœurs, une mère, un père, des enfants ou une terre sans qu’il reçoive, en ce temps déjà, le centuple : maisons, frères, sœurs, mères, enfants et terres, avec des persécutions, et, dans le monde à venir, la vie éternelle. Beaucoup de premiers seront derniers, et les derniers seront les premiers.” » (Mc 10, 28-31)

Méditations

Pierre fait une confession, Il parle avec sincérité, et le fait aussi au nom de ses camarades, les apôtres : « Voici que nous avons tout quitté pour te suivre ». Oui, c’est vrai. Pierre a laissé derrière lui une maison, une profession, un paysage bien connu, ses amis et proches. Il a tout quitté pour suivre Jésus. J’imagine que Jésus sourit en entendant Pierre faire cette confession d’amour.

Jésus a aussi tout quitté pour nous « suivre ». Il est parti de son Ciel, il s’est abaissé de sa condition de Dieu pour nous suivre, comme un berger suit la brebis perdue. Il a tout quitté pour être avec nous et nous mener vers son Père. Pour lui, nous sommes sa grande richesse, notre amour lui est irremplaçable et unique.

Pierre, peut-être, ne se rappelle pas qu’il y en avait d’autres qui avaient tout quitté avant lui : Abraham quitta sa terre et la maison de son père pour aller là où Dieu le mènerait. Moïse et le peuple élu se mirent en marche vers la Terre Promise. « Tout quitter », c’est laisser le connu, la sécurité derrière soi, pour aller là où on ne connaît pas, avec la seule assurance que c’est le Seigneur lui-même qui appelle et accompagne.

Pierre quitte tout, non pour aller vers l’inconnu, mais pour suivre quelqu’un avec qui il avait déjà une amitié. Les sacrifices que Dieu nous propose ne sont pas simplement pour nous priver des bonnes choses, mais ils nous permettent de choisir le meilleur. Comme disait Jésus à Marthe : « Marie a choisi la meilleure part, elle ne lui sera pas enlevée » (Lc 10, 42).

Oui, Jésus est lui-même notre plus grande récompense. Mais il sait, car il l’a vécu lui-même, que nous sommes des êtres incarnés, de chair. Et pourtant, les biens matériels que nous avons quittés « une maison, des frères, des sœurs, une mère, un père, des enfants ou une terre » sont multipliés en se donnant au Christ. Ce qui augmente au centuple la valeur de ce monde, c’est que nous soyons assez libérés de nos attachements pour que toute chose retrouve sa perspective, de sorte que nous y reconnaissions Dieu, qui s’y donne à nous.

« Celui qui fait entrer le Christ ne perd rien, rien ? absolument rien de ce qui rend la vie libre, belle et grande. Non ! C’est dans cette amitié seulement que s’ouvrent tout grand les portes de la vie. Dans cette amitié seule se dévoilent réellement les grandes potentialités de la condition humaine. Dans cette amitié seule nous faisons l’expérience de ce qui est beau et de ce qui libère. Ainsi, aujourd’hui, je voudrais, avec une grande force et une grande conviction, à partir d’une longue expérience de vie personnelle, vous dire, à vous les jeunes : n’ayez pas peur du Christ ! Il n’enlève rien et il donne tout. Celui qui se donne à lui reçoit le centuple. Oui, ouvrez, ouvrez tout grand les portes au Christ ? et vous trouverez la vraie vie » (Benoît XVI, 24 Avril 2005).

Carmen Fernandez, consacrée de Regnum Christi

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